James et son voyage à Tours en France partie 3/3

Un petit pas en arrière, ou, reculer pour mieux sauter…

Alors que nous étions en train de visiter les parcs et jardins de Chenonceau, notre guide nous a demandé quel genre de lunch nous voulions : quelque chose de léger (quiche, soupe, salade) ou quelque chose du terroir, de l’authentique mais d’assez substantiel. Bonne question, car nous avions une réservation pour retourner au restaurant Charles Barrier, cette fois-ci, pour essayer leur tour de force gastronomique, menu à plusieurs services, offert à 105 € par personne, dans notre imaginaire québécois, un peu à l’instar des repas pantagruéliques de, mettons, François Ier ou, mieux encore, Louis XIV, évidemment adapté aux appétits de la plèbe (et, là-dedans, nous mettons tout le monde) du 21e siècle.

Au fait, à quoi ressemblait un menu représentatif du roi Soleil ? Selon une source, la table de Louis XIV fut « riche, somptueuse et sophistiquée » et son appétit légendaire : quatre assiettes de potages différents ; un faisan entier ; une perdrix ; une grande assiette de salade ; deux grandes tranches de jambon ; du mouton au jus et à l’ail ; une assiette de pâtisseries ; et, pour finir, des fruits et de la confiture… Le lien reproduit ci-après vous emmènera dans un texte marrant ; nous vous le recommandons.

(https://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=Jenperdsmonf&e_id=36774)

Heureusement, nous mangeons un peu plus léger au 21e siècle, mais nous sommes d’avis que l’Excursion Gourmande comblera plus qu’un simple creux… :

Menu Excursion Gourmande

Foie gras de canard des Landes,

Pomme en aigre doux, curry et sel noir

***

Navet primeur, confit à la vanille,

Miel et huile d'olive des Baux-de-Provence

***

Maigre de Corse, pistache, avocat

Kiwi, poireau farci

***

Filet de bœuf, raviole imprimée aux herbes,

Jeunes légumes et poivre Voatstiperifery

***

Chèvre d'ici, Granny Smith et chocolat

***

Pré-dessert

***

Pomme craquante, caramel, flocons d'avoine,

recette vegan, sans lactose et sans gluten

Menu proposé à 105 €

Et au cas où vous n’auriez pas jeté un œil sur le site de cet excellent restaurant plus haut, nous vous offrons une deuxième occasion de le faire. (Afin de lancer votre recherche, cliquez sur l’onglet « sommaire » en haut de la page d’accueil à droite.)

http://restaurant.charles-barrier.fr/

Quant à notre déjeuner (le « dîner » québécois), nous avons opté pour le deuxième choix : l’expérience authentique avec une cuisine du terroir et, comme nous n’étions que trois personnes (la conductrice mangeant ailleurs en nous attendant), Magali a pu téléphoner à l’établissement et nous réserver une table sur-le-champ. En voilà un autre exemple de l’avantage de voyager en petit nombre : plus l’on est nombreux, plus l’on est limité dans son choix de restaurants et, sur un circuit « canné », l’on est surtout prisonnier du sacro-saint horaire. Résultat : on s’arrête une petite heure dans un restaurant touristique (somme toute, correct, mais loin d’être la meilleure option disponible) pour avaler à la va-vite son menu trois services (entrée – plat – dessert) avec son incontournable quart de vin...

Quelle tristesse !

En véritables gourmands, si cela nous chante, nous préférons modifier le programme, parfois de façon drastique, afin de passer trois heures à table à bien profiter des lieux, des bons plats, d’une excellente bouteille de vin et de nous deux, car c’est souvent en vacances que deux personnes ont l’occasion de se rapprocher, du moins autrement qu’à la maison où, à tout bout de champ, la vie semble nous réserver des surprises qui nous modifient l’agenda et nous empêchent de goûter ensemble du temps de qualité.

Mais, avant de passer à table, nous avions assez de temps de nous rendre au Clos Lucé, situé à 400 mètres du château royal d’Amboise, selon la légende, directement lié au château par un tunnel souterrain qui, au fil des siècles, n’est plus praticable, car effondré.

Le clos Lucé

Qu’est-ce qu’un clos ?

Selon un dictionnaire (https://www.cordial.fr/dictionnaire/definition/clos.php#!), c’est un nom masculin invariant en nombre désignant « un terrain cultivé fermé par une clôture ».

Bof ! En voilà un début, en tout cas…

Dans l’usage courant du mot au cours des siècles, deux exemples tirés de la même source :

ancien clos

"Louis XIV en fit une cathédrale, un évêché fut bâti dans l'ancien clos des moines." (Émile Zola 1888 "Le rêve")

petit clos

"elle donnait sur un jardin qui communiquait lui-même par un échalier avec un petit clos." (Charles Dickens 1837 "Oliver twist")

Et pour les geeks purs et durs, tout ce que vous ne saviez pas sur les logements de tous genres…

Quelle différence y a-t-il (y avait-il) entre un château et un manoir ?

Certains termes ne donnent pas d'indication sur le type d'habitation mais désignent simplement le lieu où l'on habite : domicile, logis, habitation, toit, demeure (dans une de ses acceptions), foyer (même si ce terme est plus approprié pour une famille), logement (qui désigne tout type de logis, dans une maison ou un immeuble) et pied-à-terre (qui indique seulement qu'on n'y vient qu'en passant). Le terme habitat fait référence aux conditions de logement. Mais d'autres termes apportent plus de précisions en caractérisant la construction, son environnement ou la fonction qui est assignée au logement : Un appartement est un logement comprenant un nombre de pièces limité, dans un immeuble situé en général en ville. Un studio est un appartement d'une pièce où la cuisine fait partie intégrante de la pièce principale : on parle de coin cuisine ou de kitchenette. Une studette est un petit studio, plus précisément une chambre de bonne de dimensions très réduites, généralement sous les combles d'une maison bourgeoise, disposant du confort minimal (avec des toilettes sur le palier). Une loge désigne le logement d'un gardien d'immeuble ou d'un concierge. Un duplex est un logement constitué sur 2 niveaux d'un immeuble collectif, réunis par un escalier intérieur. Le mobile home est, comme son nom l'indique, une construction sur châssis remorquable (et non sur des fondations permanentes) qui peut être habitée de façon temporaire ou permanente. En France, la résidence mobile de loisirs mesure au maximum 40 m² et n'est destinée qu'à un terrain de camping ou un parc résidentiel de loisirs et ne peut servir de résidence principale. Le loft est un logement avec de grands espaces ouverts souvent très éclairés grâce à de grandes verrières et réalisé dans un ancien entrepôt. La cabane, contrairement à la maison, est une construction réalisée de manière rudimentaire, fragile et servant d'abri temporaire. Un cottage est une élégante maison de campagne de dimensions modestes. Une villa est une maison d'habitation de grande taille entourée d'un jardin. Le terme est surtout utilisé pour parler des villas de villégiature, de plaisance. NB : On utilise aussi le mot villa pour désigner un lotissement fermé et sécurisé situé en plein cœur de grandes agglomérations notamment en Île-de-France, comprenant des immeubles voire des hôtels particuliers entourés de petits jardins. Un pavillon (de banlieue) est une petite maison individuelle à quatre façades, aux dimensions modestes, et à l'architecture répétitive, souvent située dans les banlieues de grandes villes, et entourée d'un jardin.

Et les termes qui nous intéressent particulièrement…

Outre la signification de domicile, le terme demeure est utilisé pour désigner une grande et belle maison, rejoignant le terme résidence (groupe d'habitations d'un certain confort). La propriété, souvent utilisée avec les qualificatifs 'grande' ou 'belle', désigne les biens (maisons, terres, etc.) appartenant à quelqu'un. Un manoir ou gentilhommière est la résidence d'un noble, son logis seigneurial, la plus vaste bâtisse du village. Mais ce qui le distingue du château (ou castel) - le château étant plus grand- c'est son exploitation agricole, qui était essentielle pour le manoir et gérée par le seigneur. Le bungalow est une petite maison à un seul niveau, qui est très fréquente en Amérique du Nord. Le mas est une ferme en Provence et Languedoc-Roussillon (et plus généralement un bâtiment d'habitation et d'exploitation agricole). Dans la même région, la bastide (maison de campagne) était réservée à la bourgeoisie. Le chalet est une construction en bois traditionnelle des montagnes suisses, autrichiennes et allemandes. La chaumière est une maison de campagne en toit de chaume, typique de la Normandie et de la Brière ; plus généralement on l'utilise pour désigner une vieille bâtisse rurale. Un lotissement est un terrain, une propriété qui a été divisée en lots et donc en propriétés individuelles. Et la masure est une habitation misérable qui tombe en ruines.

https://www.mesexercices.com/recherche_information/logements-quelle-difference-y-a-t-il-y-avait-il-entre-un-chateau-et-un-manoir_10_90423.htm

Wow ! Vous voilà renseigné-e-s à présent. Cependant, nous n’avons toujours pas répondu à notre question : qu’est-ce que c’est qu’un clos (par rapport à une demeure ou un château) ?

D’abord, le manoir vs. le château

Les châteaux existent depuis le moyen-âge, mais, comme nous l’avons vu précédemment, c’est vers le XIIe siècle qu’ils ont pris la définition que nous leur attribuons, celle de belles demeures fortifiées, témoignant du haut statut social de son propriétaire. Quant au manoir, ce genre de bâtisse est apparu au XVe siècle, peu après la Guerre de Cent Ans.

De plus, le château est la demeure d’un roi ou d’un seigneur, généralement construit à l’intérieur ou très proche de la ville. Un manoir, souvent appelé « gentilhommière » (l’habitation d’un « gentil » [plus tard, au XVIe – XVIIe siècle, on disait « honnête » homme]), est plus modeste, n’étant « que » l’habitation d’un noble. Ils étaient souvent construits à la campagne et raccordés à des terres qu’exploitait le propriétaire (souvent par le biais d’un métayer que le seigneur logeait (souvent dans de bonnes conditions) et nourrissait tout en lui donnant des appointements). Ces propriétés pouvaient avoir d’autres vocations, telles que la fabrication de fromage, l’élevage d’animaux, la viticulture, etc. En termes de taille des constructions, la différence est encore plus marquante : souvent utilisés pour défendre les villes, les châteaux possèdent de grandes fortifications, de grandes tours, sont entourées de douves, entre autres particularités… Les manoirs sont plus petits et modestes, occupant un niveau intermédiaire entre le château et la ferme.

Malheureusement, en dépit de moult recherches, nous n’avons pu trouver de site qui distingue le clos par rapport à une quelconque propriété, encore moins un château. En voilà donc notre plan B : la définition de ce terme tel qu’il figure sur le site de notre dictionnaire en ligne de prédilection, CNTRL.fr (dont vous trouverez le lien un peu plus loin).

Enfin, qu’est que c’est qu’un clos (bordel !) ?

Selon le dictionnaire (primum inter omnes dictionaries in nostra sententia), c’est un…

Terrain de culture, d'élevage ou de plaisance entouré d'une clôture (cf. clos adj. B). Clos aux biches, clos attenant, clos de vigne. Synon. enclos :

1. Une chapelle dédiée à saint Pierre s'élevait à l'occident de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, dans un clos qui lui appartenait. A. Lenoir, Archit. monastique,t. 2, 1856, p. 22.

− Région. (Canada). Pacage, pâturage (cf. Bél. 1957).

B.− [Dans les régions de vignoble] Domaine ou exploitation aux produits classés.Clos(-)Vougeot.

− P. métaph. :

2. C'est par la foi (...) que nous savons que bien qu'appartenant à des clos différents tous ceux qui reçoivent du Christ leur vie surnaturelle sont les sarments d'un même cep. Le Monde,19 janv. 1952, p. 9, col. 1.

Prononc. et Orth. : [klo]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1150 clos « terrain cultivé et clôturé » (Roman de Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 6982). Du lat. médiév. clausum « id. » (721, Test. Wideradi ds Nierm.), « espace clos » en lat. class., part. passé neutre substantivé de claudere (clore*). Fréq. abs. littér. : 237. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 114, b) 198; xxes. : a) 593, b) 442. Bbg. Dauzat Ling. fr. 1946, p. 13. − Pauli 1921, p. 95.

Source : http://www.cnrtl.fr/definition/clos

Nous pouvons enfin esquisser une ébauche de réponse à notre question de départ. Justement, en partant surtout de l’aspect terrain de plaisance (que nous avons mis en rouge à même le texte copié), un clos, pour nous, surtout dans le contexte du Clos Lucé, sis tout près du château d’Amboise, plutôt qu’un castel (ou petit château), est une propriété ou lieu de villégiature où le seigneur aime à se retirer (avec un nombre réduit de personnes de son entourage), sorte de résidence secondaire de taille beaucoup plus humaine qu’un château où, s’il en a envie, il peut se promener pieds nus et en bobette (du moins dans la chambre du seigneur ou, exceptionnellement, lors d’une fête où toutes les fantaisies sont permises, par exemple, un bal masqué…).

Autrement dit, pour nous, un clos, ce n’est pas un château. (Car, dans beaucoup de documents et sur maints sites, il semble y avoir un flottement un peu trop primesautier à notre avis, entre les termes château et clos, comme si ce dernier était synonyme de la demeure seigneuriale principale, fortifiée, clôturée et entourée d’énormes douves et dotée d’un pont-levis ainsi que de tours et de tourelles et l’on s’en passe...)

Quant à vous, chères lectrices et chers lecteurs, d’après nos photos, à vous de décider. S’agit-il d’un mini château, d’une gentilhommière, ou d’une grosse et belle demeure ? De toute façon, chez lui, Léonard (de Vinci) était loin d’être malheureux !

Le château de Cloux, appelé Clos Lucé, a été édifié en 1471 sur des fondations du XIIe siècle. Le logis s’organise autour d’une tour d’angle octogonale abritant un escalier à vis entouré de deux bâtiments à deux étages construits en équerre.

(Ce paragraphe est recopié presque mot à mot du dépliant que l’on vous donne en entrant au Clos Lucé. Il est intitulé, Château du Clos Lucé Parc Leonardo da Vinci.)

D’autres précisions :

  • La façade de briques roses et de pierre de tuffeau sont représentatifs du XVe siècle

  • Le Clos Lucé est situé dans la vallée de L’Amasse, petit affluent de la Loire

  • Il est entouré d’un énorme parc verdoyant

  • Il est acquis [confisqué] par Charles VIII le 2 juillet 1490

  • Pendant 200 ans, il devient demeure royale et résidence d’été des rois de France (d’où sans doute, à notre avis, la qualificatif de « château », car un roi ne peut habiter une simple demeure tout un été – à moins de s’encanailler…)

  • Louise de Savoie, régente de France, y vit et élève ses deux jeunes enfants, le bouillant Comte d’Angoulême, futur François Ier et Marguerite de Navarre

C’est en 1516 que le roi François 1er y installa Léonard de Vinci. Pour le commun des mortels, ce dernier demeurera toujours l’artiste iconique qui réalisa, entre autres, la célèbre Joconde, mais, de son vivant, selon Magali, Léonard se considérait plutôt ingénieur ; le croira qui voudra, pour Léonard, l’art n’était rien de plus qu’un passe-temps amusant !

En tout cas, la demeure du Clos Lucé fut la dernière adresse du célèbre Italien qui, une fois installé en France, fit partie du cour du roy françois, et, lorsqu’il ne travaillait pas dans ses innombrables ateliers, installés à l’intérieur de cette somptueuse demeure, à fabriquer toute sorte d’inventions (dont de nombreuses répliques sont exposées au sous sol de ce monument historique, témoignant du génie du célèbre inventeur, car, plusieurs d’entre-elles préfigurent des réalisations considérées comme étant des pas de géant dans le progrès de l’espèce humaine, tellement elles étaient en avant sur leur temps), la fonction principale de Léonard, officiellement retraité, touchant des appointements annuels dits « généreux » de 700 écus d’or, gracieuseté de Sa Majesté, fut d’organiser les fêtes du souverain.

Le premier écu d’or, frappé en 1266 par Louis IX

Et sous François Ier

La question doit se poser tout de même… En monnaie de nos jours, à combien s’élevait les appointements de Léonard de Vinci, 700 écus d’or ? En voilà une première réponse :

Nous avons répondu à de nombreuses reprises à des questions ayant trait à la valeur comparée des monnaies. Parmi ces réponses, vous trouverez : valeur de la livre en 1700, Économie au moyen-âge, conversions monétaires Pour vous faire une idée de votre "pouvoir d'achat" avec 1 livre tournois ou 1 écu vous pouvez vous reporter à la page : évolution des prix du 15ème au 19ème siècle. Essayons par exemple un petit calcul un peu fantaisiste : vous trouverez sur ce site internet qu'en 1535 à Angoulême le prix du pain est fixé à 10 sols tournois pour 500 grammes. Sachant que 20 sols ou 240 deniers équivalent à une livre, votre baguette actuelle de 200 grammes et 1€ vous coûterait 4 sols, d'où vous pourriez considérer qu'une livre tournois, en seule référence au prix du pain, est l'équivalent de 5€. Pour l'écu, qui équivaut à 5 livres environ dans les années 1650 (voir plus haut), on obtiendrait comme résultat d'équivalence en € approximativement 25€. Nul doute que d'autres comparaisons donneraient des résultats bien différents...

Alors, si nous pouvons nous fier à cette analyse, 700 écus d’or valent approximativement € 17 500 (26 429 $ CDN). Une grosse fortune ? Voyons voir…

Source : http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?t=41891

Et si vous vous demandez comment on arrive en 2018 à trouver combien valait telle monnaie de telle époque en 2018, voilà un petit mode d’emploi :

Pour calculer la valeur actuelle du louis d'or, vous devez multiplier le poids de l'écu, soit 6,75 grammes, par le cours du lingot du jour (en euro), divisé par 1000 (car 1 lingot = 1 kg d'or). Le cours du lingot en euro est disponible sur le site de la Banque de France, le résultat est en euros.

Source : http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?t=21722&hl

Encore faudrait-il répondre à la sacro-sainte question : En 1516, les 700 écus d’or que touchait Léonard lui auraient acheté quoi ?

Eh bien, malgré des heures (oui – nous somme geeks à ce point !) de recherches, nous n’avons pu trouver d’indice des prix à Paris, ne serait-ce qu’en 1600 ! Alors, seule une approche détournée s’offrait à nous : Combien faut-il gagner de nos jours pour vivre sa vie de tous les jours n’importe où en France ?

Cela, on a trouvé :

Une enquête de la Drees montre que les Français perçoivent de plus en plus les inégalités sociales. En 2011, près de la moitié d'entre eux ont gagné moins de cette somme.

1.490 euros par mois, voilà la somme minimum qu'il faut gagner par mois pour vivre en France, selon selon une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée mercredi.

De même, les habitants de l'agglomération parisienne citent un revenu supérieur (1.620 euros), tandis que ceux des communes de moins de 20.000 habitants évoquent un montant inférieur (1.430 euros).

À titre de comparaison, le Smic [salaire minimum] mensuel dans l'Hexagone s'élève à 1445,38 euros bruts (environ 1.128 euros nets). Quant au niveau de vie médian après impôts - la moitié des Français gagne moins, l'autre moitié gagne plus - était en 2011 de 1.630 euros par mois. La même année, 8,7 millions de personnes vivaient avec moins de 977 euros par mois (seuil de pauvreté, qui touche une personne sur deux à Roubaix).

Source : https://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140205trib000813704/1.490-euros-par-mois-le-cout-de-la-vie-selon-les-francais.html

Alors, avec ses € 17 500, de nos jours, Léonard se trouverait sans doute un logement décent et mangerait à sa faim tout en menant une petite vie sans doute amusante, mais sans plus. S’il s’installait à Montréal, oublie le condo dans Griffintown…

Toujours est-il qu’il faut garder à l’esprit que les sommes d’argent d’antan, considérées par quelqu’un en 2018, ne nous donnent qu’une idée de ce que pouvait être la vie de tous les jours à telle époque. Sans doute Léonard ne manquait de rien. On pourrait même conclure, photos (à suivre) à l’appui, qu’il avait un train de vie tout à fait princier. De plus, il faut s’interroger sur plusieurs aspects de l’oικονομίας (l’ « économie » au sens grec) de sa maisonnée ; notamment, on doit se poser la question suivante : Outre ses appointements, lui et son entourage, étaient-ils logés et nourris, ou, Léonard, devait-il puiser dans ses écus d’or pour gérer les comptes courants et nourrir son monde ? Des questions que certains qualifieraient de vulgaires, mais pertinentes dans le contexte et auxquelles, malheureusement, nous autres communs des mortels ont de la difficulté à répondre, malgré les imposantes banques de données de renseignements disponibles sur une seule pression de bouton…

Pour reprendre le fil de notre histoire… Qui l’eût cru ? Le célèbre ingénieur, inventeur et, par moments, artiste, rendu « G.O. » (Gentil Organisateur) des fêtes du souverain du peuple français !

Une brève citation tirée du dépliant que l’on donne aux visiteurs du Clos Lucé :

Fête au « Palazzio de Cloux »

Léonard de Vinci offre à François 1er et à la Cour une féérie le 19 juin 1518 pour remercier le roi de ses bienfaits. L’Ambassadeur Galeazzo Visconti rapporte dans une lettre que « le Roi fit banquet dans une fête admirable […]. Le lieu en était le Cloux, très beau et grand palais. La cour était recouverte de draps bleu-ciel, puis il y avait les principales planètes, le soleil d’un côté et la lune du côté opposé […] Il y avait 400 candélabres à deux branches, et tellement illuminés, qu’il semblait que la nuit fut chassée. »

Et, au Clos Lucé, grâce à Magali, nous avons appris beaucoup de faits divers intéressants. Entre autres…

  • Cette très belle demeure, construite par Hugues d’Amboise au milieu du XVe siècle, fut « acquise » en 1490 par Charles VIII qui la donna par la suite en cadeau à son épouse, Anne de Bretagne, mère du futur roi François 1er et de sa célèbre sœur, Marguerite de Navarre, poète et l’auteure du chef-d’œuvre l’Heptaméron (dont le modèle fut le Décaméron de Boccace) et dont on y retrouve le portrait.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_de_Navarre_(1492-1549)

Marguerite de Navarre, une liste à puces

  • Appelée également Marguerite d’Angoulême ou Marguerite d'Alençon

  • Née le 11 avril 1492 à Angoulême ; morte le 21 décembre 1549 à Odos-en-Bigorre

  • Très en vue au cours de la première moitié du XVIe siècle : exerce une profonde influence en diplomatie ; manifeste un enthousiasme pour les idées nouvelles ; encourage les artistes

  • Après Christine de Pisan et Marie de France (dont on ignore tout, même si c’était une femme !) l’une des premières femmes de lettres françaises, surnommée la « dixièmes des muses »

  • Auteure, entre autres, de l’Heptaméron

  • L’Aînée de deux ans du futur roi de France, François Ier

  • Wikipédia :

Une gracieuse légende, issue de l'imagination populaire, veut que Louise de Savoie ait choisi le prénom de Marguerite (issu du grec Margaritês, « perle ») car, durant sa grossesse, prise par une envie d’huîtres, elle aurait avalé par mégarde une perle. Marguerite sera appelée « la Perle des Valois » par les poètes du royaume qui la considèrent comme leur protectrice, en référence à cette légende[2]. Son baptême est célébré sans faste dans la chapelle du château[3].

  • Charles, son père, est en disgrâce sur son domaine après 1487 (Ligue des Princes) ; il s’adonne aux plaisirs de seigneur et de lettré

  • Sa mère lui inculque le goût de l’étude et des lettres

  • Encore une fois, Wikipédia :

L'éducation des deux enfants est répartie entre plusieurs personnes : Blanche de Tournon comme « maîtresse des mœurs », François du Moulin (traité des « choses à connaître » avec miniatures et citations de Cicéron et Juvénal), François de Rochefort est un latiniste réputé et Robert Hurault s'occupe de la philosophie. Louise a pour devise Libris et liberis[5] : son penchant pour les livres se retrouve chez Marguerite. La bibliothèque de Blois, ordonnée par Guillaume Budé, est riche des livres ramenés d'Italie par Charles VIII et Louis XII. La piété, des études solides, des jeux, des rires, un amour familial composent la jeunesse de Marguerite[6].

  • Marguerite devient une adepte de la devotio moderna, en cinq mots, une spiritualité fortement personnelle qui se résume ainsi : lecture, méditation, oraison, componction, contemplation

  • En 1525, suite à la Défaite de Pavie, son frère, François 1er est fait prisonnier ; Marguerite essaie de négocier avec l’empereur Charles Quint la libération du roi de France ; bien que sa mission se solde par un échec, elle apporte à son frère le réconfort dont il a besoin

  • Son premier époux, Charles IV d’Alençon meurt, et, comme le mariage est sans postérité, elle hérite de ses titres ; elle est désormais comtesse

  • Le 24 janvier 1527, elle se remarie à Henri II d’Albaret, roi de Navarre, ainsi devenant reine

  • En 1530, elle perd son fils, âgé de six mois et, un an plus tard, elle perd sa mère

  • Elle devient protectrice des lettres et, dès la fin 1542, elle retourne sur ses terres, faisant de Mont-de-Marsan son « ermitage » partageant son temps entre la composition de l’Heptaméron et l’exercice du pouvoir en l’absence de son mari

  • Elle décède à 57 ans le 21 décembre 1549 d’une inflammation des poumons ; elle décède toute seule, car son époux est incapable de se rendre à son chevet

Les anecdotes de Magali, suite :

  • Pour François 1er (qui n’avait jamais connu de véritable père), Léonard était devenu une sorte de père spirituel. On raconte d’ailleurs que le roi, ayant appris que de Vinci (mort en 1519, soit 3 ans après son arrivée en France) était à l’agonie, se précipita pour le voir sur son lit de mort. La légende veut que Léonard mourût dans les bras du souverain français, et il y a un célèbre tableau peint en 1818 par Jean-Auguste-Dominique Ingres qui se trouve présentement à Paris, au Petit Palais, dépeignant tout le pathos de la scène grâce à son style « troubadour ».

La Mort de Léonard de Vinci, intitulé également François Ier reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci, est un tableau peint par Ingres en 1818. Le tableau est commandé par Pierre Louis Jean Casimir de Blacas d'Aulps ambassadeur de France à Rome[1].

Il est conservé au Petit Palais à Paris. En 2014, le tableau est prêté au musée des beaux-arts de Lyon dans le cadre de l'exposition L'invention du Passé. Histoires de cœur et d'épée 1802-1850.

Description

Il montre la mort de Léonard de Vinci au Clos Lucé avec François Ier lui tenant la tête.

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Mort_de_L%C3%A9onard_de_Vinci

Cependant, la plupart des historiens s’accordent pour dire que François, qui, au moment où mourait le célèbre Italien, se trouvait trop loin du Clos Lucé ; alors, il fut dans l’impossibilité de se rendre au chevet du lit du célèbre agonisant.

D’autres anecdotes racontées par Magali suivront, mais avant, il faut ouvrir une énorme parenthèse afin de mieux ancrer les propos de notre puits-de-science de guide :

  • Lorsqu’il quitta l’Italie, Léonard emmena avec lui trois de ses tableaux : la Joconde, la Sainte-Anne et son Saint Jean Baptiste. Ce petit détail est loin d’être anodin car il met la table pour l’anecdote que voici.

Tout d’abord, attardons-nous sur la Joconde.

TOUT LE MONDE connaît cette peinture. Rien à dire là-dessus, sinon qu’au Louvre, dans son cercueil de plexiglas, devant les foules qui font « le Louvre en vingt minutes en baskets et tenue de jogging », on peut la trouver, la pauvre Joconde (ou Gioconda), un tantinet triste. Peu importe : elle n’est pas moins révolutionnaire pour autant ! Commençons par la regarder de près :

C’est le portrait d’une jeune femme sur un paysage montagneux aux horizons lointains et brumeux. Elle est disposée de trois-quarts et représentée jusqu’à la taille. On voit ses bras et ses mains et elle regarde le spectateur. Tout comme l’arrière-plan, ceci est relativement nouveau à l’époque et rompt avec la tradition. Pour nous, outre l’ « intemporalité de son expression psychologique » (ce que, dans la célèbre chanson de Nat King Cole, on appelle « that Mona Lisa smile ») ce qu’il y a d’aussi intéressant, voire de particulier dans ce portrait, c’est le regard de la dame vêtue d’une robe vert sombre – cet obscurcissement dû à des vernis successifs – et qui porte la mantille : il suit le spectateur même lorsque celui-ci se déplace. L’on observe également l’absence de bijoux, car, d’après la légende, Mona porte le deuil de sa fille Camilla, morte en 1499. Une autre explication relative à cette absence de bijoux : le choix du peintre et de son modèle, femme tout de même aisée, de ne céder ni à la vanité, ni à la mode. Le visage est totalement épilé, ne présentant ni cils, ni sourcils (effacés vers le milieu du XVIe siècle, car, à cette époque, les femmes de la bonne société avaient adopté cette pratique des prostituées des décennies précédentes. L’œuvre jouissait déjà d’une grande considération à la Renaissance. Là-dessus, Giorgio Vasari dans son ouvrage de 1550 (citation reproduite sur le site de Wikipédia) :

« Celui qui désirait se convaincre jusqu'à quel point l'art peut imiter la nature, le pouvoir d'autant plus, que les moindres choses sont rendues dans cette tête avec la plus grande finesse. Les yeux avoient ce brillant, cette humidité qui existent sans cesse dans la nature, et étaient entourés de ces rouges pâles, et des paupières qui ne peuvent s'exécuter qu'avec une très-grande subtilité. On voyait la manière dont naissent les sourcils dans la chair, qui tantôt plus épais, tantôt plus clairs, tournoient selon les pores qu'indique la nature. Le nez étroit n'était pas moins bien rendu, et toutes ces belles ouvertures rougeâtres et délicates. La bouche vermeille et ses extrémités se fondaient tellement avec la carnation du visage, que l'on croyait plutôt y voir la chair que la couleur. Lorsque l'on regardait attentivement le creux de la gorge, on semblait apercevoir le battement du pouls ; et l'on peut dire avec vérité que ce portrait était peint de manière à faire craindre et trembler les plus grands maîtres[19]. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sourire_de_La_Joconde

Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=689792

Portez une attention particulière sur…

  1. L’arrière-plan du tableau ;

  2. Le nez du modèle ;

  3. Ses lèvres ;

  4. Ses yeux.

De prime abord, anodins, mais, ô combien importants ! (…) Tout d’abord, qui est le modèle qui posa pour Léonard da Vinci ? Parmi la foule d’hypothèses, la plus citée est celle qui veut que ce soit Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo.

Selon l'hypothèse admise depuis Giorgio Vasari, le modèle s'appellerait à l'origine Lisa Del Giocondo, née Lisa Maria Gherardini en mai 1479 à Florence (Toscane). Issue d'une famille modeste, elle épousa à 16 ans le fils d'un marchand de soie, Francesco di Bartolomeo di Zanobi del Giocondo. Déjà veuf à deux reprises, Giocondo a 19 ans de plus que Lisa. Elle lui donna trois enfants, Piero Francesco — né en 1496 — une fille au prénom inconnu morte en 1499 et Andrea — né en 1502. Le nom du tableau viendrait de Madonna (Ma dame, en français), abrégé en Monna, et Lisa, premier prénom du modèle.

[D’Autres] Hypothèses

Une conjecture est basée sur une analogie : le visage de Monna Lisa serait superposable à celui de Catherine Sforza, princesse de Forlì (XVe siècle), dans un portrait peint par Lorenzo di Credi[87]. Ce portrait est conservé dans le musée de Forlì, en Italie.

Antonio de Beatis qui rend visite à Vinci en 1517 au Clos Lucé, décrit[88] un tableau du maître « d'une certaine dame florentine, faite d'après le modèle, à la demande de feu le Magnifique Julien de Médicis », cette dame pouvant être Isabella Gualandi de Costanza d'Avalos ou Isabelle d'Este, autres candidates plausibles pour le tableau de Mona Lisa[89]. Selon l'historien italien Roberto Zapperi, le portrait représenterait Pacifica Brandini d’Urbin, une des maîtresses de Julien de Médicis, le peintre gardant le tableau inachevé puisque son commanditaire Julien de Médicis meurt en 1516 sans avoir payé la totalité de la commande[90].

Selon d'autres hypothèses, qui n'émanent pas d'historiens de l'art, le sujet du tableau est la propre mère de Léonard, d'après ses souvenirs de jeunesse[91] ou bien raconte le mythe d'Isis et d'Osiris[92].

Intéressant, tout cela, mais est-ce vrai ? D’autant plus qu’il y a une autre théorie, celle que nous a contée Magali. Nous continuons :

Silvano Vincenti, président du « Comité national pour la valorisation des biens historiques », une association privée d'investigation de l'art, affirme quant à lui qu'il y a de fortes similitudes entre les traits des visages du Saint Jean Baptiste, de l'ange et de Monna Lisa. D'après cette hypothèse, la Joconde serait donc un homme. Le peintre aurait laissé des indices en peignant dans les yeux de la Joconde un minuscule L pour Leonardo et un S pour Salai, assistant du peintre qui aurait servi de modèle. Le chercheur, auteur d'un livre sur le sujet, révèle que son équipe a analysé des reproductions numériques de haute qualité du tableau. Toutefois, le musée du Louvre réfute la démonstration qui repose sur des sur-interprétations [sic] à partir de nombreuses craquelures dues au vieillissement de la peinture sur bois[93]. Sophie Herfort, considère que le portrait de Salai, personnage androgyne aimant porter des bas roses et se féminiser à outrance, et celui de La Joconde posés en calque montrent beaucoup d'analogies[94].

À ce sujet, un extrait tiré de la page 202 du livre Léonard de Vinci, Tout l’œuvre peint :

Indépendamment de la contextualisation historique de la peinture, des tentatives à interpréter le Saint Jean Baptiste en termes biographiques connaissent aujourd’hui une certaine vogue. Les douces ombres confèrent à l’incarnat un aspect tendre et délicat, suggérant une qualité androgyne qu’on a interprétée comme une expression des penchants homosexuels de Léonard. Cet aspect s’exprime de manière plus troublante encore dans la célèbre Ange de l’Annonciation, une variante de Saint Jean Baptiste de Léonard attribuée aujourd’hui à son élève et ami, Giacomo Salaï. En 1490, Salaï, âgé de 10 ans avait été accueilli dans l’atelier de Léonard, qui l’avait gardé auprès de lui jusqu’à sa mort. Bien que Salaï fût apparemment doué d’un fort mauvais caractère, Léonard semble avoir développé une relation particulière envers le jeune homme, relation qui fut interprétée comme une relation homosexuelle dès le XVIe siècle. Ceci peut avoir également contribué à interpréter le Saint Jean Baptiste de Léonard et l’Ange de l’Annonciation de Salaï comme des œuvres d’inspiration homosexuelle ou ambiguë.

Avant d’aller plus loin, jetons un regard rapide sur le Saint Jean Baptiste et l’Ange de l’Annonciation attribué à Léonard (dans la source citée ci-après) :

Et, sans plus tarder, un portrait (huile sur panneau) de Giacomo Salaï, dès l’âge de 10 ans et ce, pendant 25 ans, élève et disciple de Léonard, et qui le suivit partout mais qui, selon le Wikipedia de langue anglaise, déjà installé en France (sans doute au Clos Lucé), dut quitter et rentrer, en Italie, apparemment rejeté par de Vinci qui lui préféra un rival, Francesco Melzi, plus jeune et beau que Salaï, déjà quadragénaire.

D’abord, le portrait de Salaï :

comme Salai. Elle note également dans le chemin derrière la Joconde un « S inversé » comme Salai. Enfin le morphing entre les portraits de la Joconde et celui de Salai se juxtaposeraient parfaitement[1].

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Salai

Ensuite, des précisions de Wikipedia (la version en langue anglaise) absentes dans son équivalent français :

He joined Leonardo's household at the age of ten as an assistant. Vasari describes Salaì as "a graceful and beautiful youth with curly hair, in which Leonardo greatly delighted".[1] Although Leonardo described him as "a liar, a thief, stubborn and a glutton" and he stole from Leonardo on at least five occasions, he kept him in his household for more than 25 years, in which he trained as an artist.[1] Salaì became a capable, although not very impressive, painter,[2] who created several works, including the Monna Vanna, a nude version of the Mona Lisa which may be based on a charcoal sketch by Leonardo.[3][4] He is also considered one potential creator of the Prado's copy of the Mona Lisa.[5]

Monna Vanna, ou la Joconde mise à nue

https://en.wikipedia.org/wiki/Sala%C3%AC

Angelo Incarnato, dessin de Léonard vers 1515

During Leonardo's second stay in Milan, he took another young pupil, Francesco Melzi. Unlike Salaì, Francesco was a son of a nobleman. When Leonardo traveled to Rome in 1513 and to France in 1516, Salaì and Melzi both accompanied him. As an adult, Melzi became secretary and main assistant of Leonardo, and undertook to prepare Leonardo's writings for publication. Vasari says that Melzi "at the time of Leonardo was a very beautiful and very much loved young man". In France, Francesco Melzi was greeted as "Italian gentleman living with master Leonardo" and granted donation of 400 ecus, while Salaì, already over 40 years old, was described as "servant" and granted a one time donation of 100 ecus. Salaì left Leonardo and France in 1518. He later returned to Milan to work on Leonardo's vineyard, previously worked by Salaì's father, half of which was granted to him by Leonardo's will.[6] It is commonly believed that upon Leonardo's death in 1519, Salaì inherited several paintings including the Mona Lisa. Through his estate, many of those works, notably the Mona Lisa, passed into the possession of Francis I of France.[7] While Leonardo left all personal belongings, paintings, drawings and notes to Francesco Melzi in his will, it's unclear whether this included the Mona Lisa.[8]

Salaì married Bianca Coldiroli d'Annono on June 14, 1523, at the age of 43.[9] Salaì died in 1524 as a result of a wound received from a crossbow in a duel and was buried in Milan on 10 March 1524.

L’Ambiguïté de la chose. Tout l’aspect physique, surtout le sourire de la Joconde, peuvent être ramenés à ce seul terme : ambiguïté. Ce sourire à la Mon(n)a Lisa : ambigu, imprécis, si mystérieux.

Et toutes ces études récentes du tableau dans toutes ses couches successives aboutissant à des conclusions si intéressantes pour être, en fin de compte, rejetées par la fin du non recevoir du Musée du Louvre, tout aussi valable, car il se repose sur un fait irrésistible et irréfutable : « sur-interprétations [sic] à partir de nombreuses craquelures dues au vieillissement de la peinture sur bois » …

Cependant, notre guide, Magali, soulève un point intéressant : lorsqu’il quitta l’Italie pour s’installer au Clos Lucé, Léonard emmena seulement trois tableaux. Était-ce pour se souvenir à tout jamais du jeune homme dont jadis il était amoureux (l’amour de sa vie ?) et qui, déjà en 1516 - 1518, n’était plus qu’une ombre de lui-même, les vestiges de ses anciens charmes se profilant sur les horizons du sfumato des souvenirs du vieillard ?

Allora, dov’è la verità, (la verità dovunque sia) (pour citer, hors contexte, un chanteur italien) ? [Alors, où se trouve la vérité, (la vérité où qu’elle se trouve ?)] Sans doute, ne le saurons-nous jamais de manière sûre…

À vous de décider, chères lectrices et chers lecteurs… Et, avant de poursuivre, quelques photos du Clos Lucé :

Les briques roses et la pierre du tuffeau portent la marque du XVe siècle, époque de sa construction.

Dans la chambre de Léonard da Vinci

Il était 13 heures passé et nous avions faim. Alors, nous sommes retournés à notre voiture qui nous déposa quelques minutes plus tard à La Cave aux Fouées, restaurant troglodyte à Amboise en Indre-et-Loire (37).

Source : http://www.lacaveauxfouees.com/

À travers un cadre unique et convivial, venez découvrir un restaurant troglodytique et venez déguster la fouée, une petite poche de pain au levain, cuite à la minute. Une spécialité tourangelle au goût unique.

Pour toutes vos sorties, venez vous restaurer à notre restaurant et participer le samedi soir à nos soirées dansantes des années 80.

L'Histoire des Fouées ou Fouaces

Les Fouées sont issues d'une tradition ancestrale tourangelle qui voulait que chaque villageois ou habitant de hameau possède son four à bois et le mette en chauffe pendant plusieurs heures afin d'assurer la cuisson des pains et des terrines de tous les foyers.

Ce jour-là, les villageois se retrouvaient devant le four chauffé "à blanc" en apportant les pâtes à pain pétries à la farine de meule en pierre, les morceaux de lard et les mogettes.

Héritiers de cette belle tradition, nous vous invitons pendant le repas à regarder la fabrication des Fouées et à repartir à votre table avec une corbeille de Fouées chaudes ou dorées.

Les Fouées se mangent chaudes au sortir du four, ouvertes en chaussons et fourrées aux rillettes, aux lards et aux mogettes.

Les Fouées sont délicates et capricieuses, elles n'attendent pas, mais se font attendre pour le plus grand plaisir des gourmets qui les traquent en gueule de four.

Le Fouacier vous réserve le meilleur accueil et ainsi les Fouées vous sont servies à volonté selon vos appétits.

LA CAVE AUX FOUÉES, un repas spectacle de tradition où tous les convives sont les acteurs.

FOUÉE

Région. (nord de la Loire)

Fagot. La ménagère elle-même, se dépêche de chauffer le four avec des « fouées », longues bourrées de bois (Menon, Lecotté, Village Fr.,t. 2, 1954, p. 54).

B.− Feu de branchages, flambée. Au coin de votre foyer, le soir, poursuivant mille entretiens, tandis que la fouée brille et que la rafale bat les murs de la maison (M. de Guérin, Corresp.,1834, p. 133).Une de ces grandes fouées d'automne, qui déploient leurs fumées sur les nues et embrument tout un paysage (...) une de ces flambées où l'on incinère les végétations mortes (La Varende, Centaure de Dieu,1938, p. 32).

− En partic. Feu allumé dans un four. Galette à la fouée. Galette cuite au feu du four. Cuire une galette à la fouée (Ac. Compl.1842).

C.− Chasse nocturne faite à l'aide d'un feu qui éblouit le gibier; feu allumé pour cette chasse. Chasse à la fouée (DG).

Prononc. et Orth. : [fwe]. Ds Ac. 1762-1878. Étymol. et Hist. 1. 1208 « droit perçu sur le transport des bois » (Cartul. de Corbie, 23 ds Du Cange t. 3, p. 530c); 2. 1379 « fagot, charge de bois » (Arch. JJ 116, pièce 141, ibid.); 3. 1610 « feu qu'on allume la nuit pour la chasse aux petits oiseaux » (Fur.); 4. 1752 galette à la fouée (Trév.). Dér. de feu*; suff. -ée*. Fréq. abs. littér. : 4.

http://www.cnrtl.fr/definition/fouée

MOGETTE

Région. (Ouest), le plus souvent au sing. à valeur coll. ou au plur. Haricot; p. méton., partie comestible de ce légume (grains du haricot sec ou gousse du haricot vert). La mojette? Un plat de roi que je n'échangerais pas pour un droit d'aînesse (J. de La Chesnaye, Le Vieux bocage qui s'en va, Les Sables d'Olonne, H. Brunetière, 1979 [1911], p.18). Les Raturera affairés dans leur champ à ramasser les mogettes, accroupis au milieu des sillons (Y. Violier, Lise, Les Sables d'Olonne, Le Cercle d'or, 1974, p.101).

Prononc.: [mɔ ʒ εt]. Étymol. et Hist. 1731 mougette (Ms. La Rochelle, 1264 d'apr. G. Musset, Gloss. des patois et des parlers de l'Aunis et de la Saintonge, t.3, p.528); 1762 mogette (Arch. hist. de la Saintonge et de l'Aunis, t.27, 1898, p.55). Dér. dimin. du prov. monje «moine», monja «religieuse», équivalent du fr. moine*. Ce nom a pu être donné au haricot p. réf. à la couleur de ses grains et à leur disposition régulière dans la cosse (cf. J. Séguy, Les Noms pop. des plantes dans les Pyrénées centrales, 1953, pp.311-312 et P. Rézeau ds R. Ling. rom. t.38, 1974, p.441).

http://www.cnrtl.fr/definition/mogette

Menus :

La Ripaille [ « festin », mais le champ sémantique de ce mot recouvre également l’idée de la gourmandise, voire de la gloutonnerie] du Roy à 27 €

(Prix net, 1/4 de vin, café et service compris)

Apéritif maison

Les fouées chaudes à volonté Rillettes de Pays et sa Salade

Ripaille de viandes rôties et confites Et les légumes du chaudron.

Croustade de fromage dorée au four à bois

Le dessert du jour Où + 4 € Omelette Norvégienne Maison à partir de 15 personnes

Menu enfant à 10 €

Le Ripaillou du Troglo (jusqu'à 12 ans)

Ci-après : Magali qui montre à James comment manger une fouée.

Comme vous pouvez le constater, ce restaurant, qui a tout un charme, est du genre plutôt familial, et, avec le froid sibérien qui sévissait dehors, tous les chauffages d’appoint que l’on avait allumés à l’intérieur du restaurant étaient les bienvenus et nous ont vite réchauffés.

À la Cave aux Fouées, on ne commande pas à la carte ; ce restaurant est plutôt le genre menu à prix fixe. Celui que l’on appelle la « Ripaille du Roy », proposé à € 26 par personne, est composé de fouées à volonté assorties d’un gros pot de rillettes faites maison. Pour la suite, nous vous renvoyons au menu déjà reproduit ci-haut.

Gourmandise… Effectivement, ce repas est loin d’être léger : c’est un festival de porc : fouées, rillettes, viandes confites, bref, le cochon dans toute sa splendeur cochonne ! Mais, mon Dieu, que c’est bon et, d’une certaine façon, bien que ce soit un endroit « sans façons » où il FAUT manger avec ses doigts (ceux de James, qui mange tout à la fourchette (y compris les desserts plutôt liquides), ayant été verbalement tapés dessus par le patron qui voulait presque lui retirer cette ustensile superflue) de toutes les tables, ce fut, d’une certaine manière, notre préférée pour son authenticité et son caractère « cuisine ancestral du terroir ». Au menu, il y avait juste une chose dont nous ne nous raffolions pas et qui doit tomber sous la rubrique des goûts dits « acquis » : les rillons, pour nous, une espèce de pancetta pas assez cuite, enfin, trop gras pour que nous l’appréciions autant que notre guide, Magali. (Et oui : il fallait manger tout le gras autour du peu de viande. (…))

Les rillettes. Rien à voir avec ce que l’on mange au Québec pour la simple et bonne raison que les nôtres sont trop santé, c’est-à-dire, pas assez grasses. De plus, nos rillettes québécoises sont bien trop sophistiquées (nous dirions plutôt carrément trafiquées, sinon dénaturées), avec toute sorte d’épices et touches qui, pour les puristes, n’ont pas leur place.

Les vraies rillettes sont le résultat de trois découpes de porc (talons de jambon cuit ; épaule de porc ; poitrine de porc) mijotées pendant cinq à six heures dans du vin blanc et assaisonnées de sel, poivre et rien de plus. James en fait régulièrement à la maison. Sa recette est l’authentique recette française avec juste un petit rajout fantaisiste : un peu de cognac VSOP. Et, bien entendu, les rillettes sont assorties de cornichons français, non pas nos gros cornichons de charcuteries québécoises à l’aneth et/ou à l’ail et qui sont d’inspiration de l’Europe de l’est, mais plutôt les petits cornichons, genre Maille.

La Ripaille du Roy avec son quart de vin… Mais ce n’est pas du tout ce que l’on nous proposa. D’abord, Magali, guide depuis plusieurs années, est bien connue dans la région. Alors, lorsqu’elle arrive avec un groupe (aussi petit soit-il), les locaux savent qu’il s’agit la plupart du temps d’étrangers. Ensuite, il y avait nos accents exotiques… grâce auxquels les quarts de vin furent vite remplacés par de vraies bouteilles (pour chaque personne) et, de plus, nous avons eu droit à une surprise. Comme le patron aimait les Québécois, il nous a gentiment proposé un filet de cerf (qu’il avait chassé lui-même quelques jours auparavant) ainsi qu’un pâté du même cerf qu’il avait confectionné lui-même. Tout simplement exquis ! Et, comme nous passions un très bon moment, nous n’avons pas vu le temps passer, car, au moment de quitter, nous nous sommes rendu compte que nous venions de passer plus de deux heures à table. Bref, un repas vraiment à la française que nous n’oublierons jamais.

Avant de poursuivre, une petite parenthèse afin de vous montrer le peu de territoire que l’on a couvert (car, selon Magali, dans toute la région du Val de Loire, il y a proche de 3 000 châteaux que l’on peut visiter et, en une seule journée, ceux que l’on arrive à se faire ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’immense océan d’incontournables). Si notre décompte est bon, la carte reproduite ci-après n’en indique que 62 (seulement 2% d’entre eux), mais elle vous donne une bonne idée de l’immensité de la chose. Vers le milieu de la carte, vous trouverez la ville de Tours et, juste en-dessous, le Clos Lucé, puis, à sa droite, Amboise et, juste en-dessous, Chenonceau.

De Tours à Chenonceau, le trajet est de 32,9 kilomètres (et, pour s’y rendre, il faut compter seulement 39 minutes) ; de Chenonceau au Clos-Lucé, il est de 14 kilomètres (17 minutes) et le Château royal d’Amboise se trouve juste 400 mètres plus loin, en théorie, joignable (depuis le Clos Lucé) à pieds. Bref, pour voir nos trois châteaux, nous n’avons pas couvert énormément de kilomètres carrés ce jour-là !

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teaux_de_la_Loire

À présent, le Château royal d’Amboise, vu de l’extérieur. Vous allez également remarquer que toutes nos photos prises cet après-midi ensoleillé mais intensément froid sont de nature architecturale ; il n’y a aucune photo d’intérieurs résidentiels, de meubles, tableaux, et ainsi de suite. Pour nous, le focus était l’architecture de ce bijou du patrimoine français, au sommet de sa gloire durant la Renaissance française.

La chapelle Saint-Hubert

L’Entrée du Logis

Les remparts et une partie d’une des deux tours vus depuis la chaussée de la ville d’Amboise

Les photos qui suivent sont des détails architecturaux que nous trouvions intéressants ainsi que les graffitis de prisonniers et/ou de soldats en poste à certaines époques

Le Château royal d’Amboise, un peu d’histoire

  • Surplombe la Loire

  • Rattaché à la couronne (autrement dit, confisqué) en 1434 ; avant, il appartenait à la puissante famille d’Amboise

  • Pendant la Renaissance, résidence de plusieurs rois de France

  • Partiellement détruit après la Révolution

  • Il en subsiste…

  1. le logis royal

  2. la chapelle Saint Hubert (où gît celui qui est réputé être Léonard da Vinci)

  3. les terrasses et les tours cavalières

  • Il est classé monument historique depuis 1840

N.B. 75 % du château de Charles VIII (cf. ci-après) subsiste

Forteresse royale

  • Peu après 1434, Amboise devient une demeure royale et Charles VII en fait un véritable palais

  • En raison de sa sécurité, le château devient la résidence et l’école des princes et princesses, entre autres, de Charles VIII, Louise de Savoie, et de François 1er

  • À l’époque, ce château possède une bibliothèque remarquable

Résidence royale

  • Dès le début de son règne (1483), Charles VIII fait les premières constructions marquantes du château : chapelle Saint Hubert, l’aile dite « Charles VIII » (de style gothique flamboyant) comprenant le logis du Roi et de la Reine, les deux tours cavalières, un parc sur la terrasse

  • Louis XII, le successeur de Charles VIII (mort d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 27 ans après avoir violemment heurté de la tête un linteau de pierre dans une galerie du château) fait construire une seconde aile, perpendiculaire à celle de Charles VIII (dans le style Renaissance) ; il y élève ses deux enfants, Marguerite d’Angoulême (ou de Navarre) et François

  • Lorsque celui-ci monte sur le trône, peu à peu, il délaisse Amboise au profit d’autres résidences royales, surtout les châteaux de Chambord, de Blois et de Fontainebleau

  • Henri II, fils de François, continuera l’agrandissement de l’édifice, mais, en 1560, sous le règne éphémère de François II, le château est le théâtre de la conjuration d’Amboise, prélude des guerres de religion

Le château avant 1579

Déclin et restauration

À partir de d’Henri III (1547), les séjours royaux au château se font de plus en plus rare. Bientôt, il se transforme en prison de luxe pour les grands personnages de l’État. Dans les années 1660, débutent une série de démolitions. En pleine Révolution, le château est confisqué (1793). Lors du premier Empire, Napoléon en fait cadeau à Roger Cros qui, faute de moyens pour le restaurer en bonne et due forme, préfère détruire les 2/3 du bâtiment, afin de se concentrer sur le tiers restant. En 1873, les propriétaires, la famille d’Orléans, en fait une maison d’accueil pour personnes âgées (!) et ce n’est qu’au début du XXe siècle que l’on en commence une restauration modeste.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Amboise

Une fois notre visite du château terminé, on nous réservait une surprise : on nous a ouvert l’une des tours cavalières (normalement fermées au grand public) à l’intérieur de laquelle on avait allumé d’assez gros cierges et où deux bouteilles de mousseux régionaux nous attendaient pour une pré-dégustation de vins…

Nous avons bien dit pré- ou première dégustation de vins, car, tout de suite après, nous montâmes en voiture et primes la route pour notre dégustation « officielle » de vins du terroir, direction SARL A. Monmousseau, 12 Quai de la Loire, Rochecorbon 37210, France, cave à vin locale. Et avouez-le : avec un nom pareil, ce fut la destinée manifeste d’Alcide Monmousseau (« mon mousseux » ) de devenir producteur de vins.

Notre dégustation se déroula sur une heure et demie. À notre arrivée, une employée, Diane, nous a accueillis et nous a fait faire le tour de leurs installations, nous expliquant en détail la production et la mise en bouteille de leurs vins, du début jusqu’à la fin du processus. Les photos en diront plus long que n’importe quel commentaire que nous puissions vous fournir.

Maintenant, nous vous dirigeons sur leur site web pour de plus amples renseignements – et la possibilité de commander ce que nous avons eu la chance de boire sur place !

https://www.monmousseau.com/

Visitez nos caves

Les Caves Monmousseau sont un site incontournable de l’oenotourisme du Val de Loire. A quelques minutes du Château de Chenonceau, vous commencerez votre visite en plein air par un point de vue exceptionnel sur le Cher et la célèbre « Vallée des Rois », qui fut aussi le plus grand lieu de l’habitat troglodytique en France ! Vous pénétrerez ensuite dans un univers de lumières, un labyrinthe de parois habillées d’une myriade d’oeuvres époustouflantes. Au terme de ce voyage émotionnel, vous serez initié aux secrets des grands vins à fines bulles…. Venez admirer ce lieu unique alliant art et histoire, au coeur d'une des plus grandes caves de Tuffeau de Touraine.

C'est au coeur de la vallée de la Loire, à Montrichard que vous découvrirez la Maison Monmousseau. Le Val de Loire est remarquable pour la qualité de son patrimoine architectural, ses villes historiques et ses édifices prestigieux, comme les châteaux de Chambord, Chenonceau ou encore Cheverny, qui retracent et mettent en scène tous les grands et petits faits de l’histoire de France.

Cité médiévale de caractère bordée par le Cher, Montrichard, est le berceau de la Maison Monmousseau. C’est dans cet environnement exceptionnel que la Maison décline son parcours de visite et inscrit la scénographie de ses caves dans une dimension artistique, féérique et inédite. Sa volonté est de promouvoir et de valoriser les monuments de son terroir et son riche patrimoine troglodytique.

Le Val de Loire est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour de plus amples renseignements – et la possibilité de commander ce que nous avons eu la chance de boire sur place, vous n’avez qu’à cliquez sur le lien ci-après. Ça vaut le détour et le temps passé sur place !

https://www.monmousseau.com/

Durant toute la visite guidée, un certain monsieur à quatre pattes (très gentil mais très peu loquace) nous a accompagnés, sans doute pour veiller à notre sécurité… En tout cas, une fois la visite terminée, Diane et le monsieur nous ont accompagnés dans une salle de dégustation de leur boutique où nous avons pu essayer la quasi-totalité de leur gamme de produits, accompagnés de Sainte-Maure-de-Tours, des espèces de craquelins maison et, bien entendu… des rillettes… Oui, encore des rillettes ! Et, alors que Gaétan s’affairait avec Diane à faire quelques emplettes d’excellentes bouteilles, le monsieur et James sont restés dans la salle où ils finirent TOUT le fromage et TOUTES les rillettes. (Il va de soi que James ne dévoilera jamais lequel des deux avait mangé le plus d’accompagnements, mais, une chose est certaine : à la fin, l’un des deux s’en léchait les babines et l’autre s’était fait un ami pour l’éternité…)

Voilà. Notre journée bien remplie tirait à sa fin et, vers 18 h 30, notre conductrice nous a déposés à notre hôtel où nous avons fait nos adieux.

Au bout de deux journées intenses passées en la compagnie de cette merveille de Magali, ce fut un au-revoir assez déchirant, mais, en même temps, nous savions que ce n’était qu’un début, car, à la toute fin de notre histoire, vous verrez que nous sommes en train de monter un tour, d’abord en Islande (3 jours), suivi de plusieurs jours à visiter en profondeur la Valée de la Loire.

En attendant, nous avions une décision importante à prendre : conservions-nous notre table au restaurant Charles Barrier, eu égard à tout ce que nous venions de manger et… de boire ? De plus, il faisait un froid de loup, et nous étions frileux à l’idée de sortir de nouveau, bien au chaud dans le confort de notre chambre d’hôtel, emmitouflés dans nos beaux peignoirs au terme d’une longue douche chaude… En fin de comte, le gros bon sens a pris le dessus : nous avons annulé nos réservations au restaurant, et, une fois nos valises faites et les lumières éteintes, nous nous sommes couchés, très fatigués, mais très heureux de notre périple de deux jours.

Et, normalement, l’histoire s’arrêterait là, mais il y a plus ! Durant la nuit, il avait neigé et, le lendemain…

Il y avait 3 cm de neige au sol !

Et, comme nous sommes Québécois, on dirait, « Trois centimètres de neige, ce n’est pas la mer à boire ! »

Oui, mais, en France, c’est une catastrophe. À Tours, plus rien ne fonctionnait, ou presque : pas de tramway, pas d’autobus, un service de taxis tellement restreint que, pour ainsi dire, il n’y en avait plus – et nous devions nous rendre à Saint-Pierre-des-Corps, car nous avions un TGV pour Paris, l’Eurostar pour Londres puis notre vol de retour vers Montréal, mais oubliez cela : il nous était impossible de sortir du centre-ville de Tours et, à distance de marche, la gare de Saint-Pierre était trop loin… Alors, quoi faire ?

C’est pour cela que des gars comme nous, lors de vos déplacements, vous en avez besoin, car, lorsqu’on voyage, une chose est certaine : cet horrible monstre, l’Imprévu, peut, à tout moment, sortir de l’ombre dans toute son horreur et il faut tout de suite passer en mode solution, et, vous pouvez nous faire confiance : on trouve toujours la bonne solution. C’est inscrit dans nos gènes.

De retour à Tours… Une fois que le sentiment de panique initiale s’était estompé, nous nous étions réconciliés à l’idée de passer quelques heures et – pourquoi pas ? – plusieurs jours de plus en France (certainement pas un sort pire que la mort)… À l’hôtel, il y avait des chambres disponibles et, comme plusieurs employés étaient bloqués chez eux, nous aurions été disposés à leur prêter main forte au fourneau, si nécessaire, pour assurer le service du petit déjeuner. Cependant, notre petit doigt nous dit qu’ils n’auraient même pas eu besoin de nous dans cette capacité…

À propos de l’hôtel… Nous en étions tout près, bloqués à l’arrêt du tramway qui était censé nous emmener jusqu’à la gare de Tours où nous allions prendre le train-navette pour Saint-Pierre-des-Corps et ainsi de suite.

L’Hôtel. Gaétan a ouvert son téléphone portable et a composé le numéro du Château Belmont. Marie-Andrée, en poste à la Réception et qui nous avait dit au revoir à peine un quart d’heure auparavant, a répondu et nous a demandé de patienter quelques minutes pendant qu’elle essayait de trouver une solution à notre dilemme. Quelques minutes plus tard, le téléphone de Gaétan sonne et, au bout du fil, Marie-Andrée nous informe que Camille, un autre employé qui finissait son quart de travail, venait nous prendre dans son véhicule personnel pour nous conduire et déposer à Saint-Pierre-des-Corps.

Et, à l’étranger, tout le monde qui dit que les Français ne sont pas serviables !

Au contraire, partout en France, on tombe sur des personnes charmantes, prêtes à vous aider en cas de nécessité. Fidèles à leur promesse, au bout de dix minutes, Camille est passé nous chercher et, pour faire court, vingt heures plus tard, nous voilà sains et saufs chez nous, à Montréal.

Bien entendu, le TGV était à l’heure, mais, lorsque nous fûmes arrivés à Paris, on voyait que les mauvaises conditions météo faisaient toujours des siennes. Tout était au ralenti : métro pour la Gare du nord (35 minutes au lieu de 15 minutes) et, une fois sur place, le réseau informatique de la SNCF était en demi-panne, et nos cartes d’embarquement pour l’Eurostar à presque nous tous étaient rejetées, ce qui fit que les employés futés de la SNCF, eux aussi, ont dû faire du trouble-shooting pour que nous ne manquions pas notre train pour Londres, parti avec presque une heure de retard et, après notre arrivée dans la capitale du Royaume-Uni, nous rencontrâmes le même genre de problème : de gros retards sur certaines lignes du métro, et, BIEN ENTENDU, sur la nôtre ; une gare de Paddington où, à cause de la pluie presque verglaçante qui avait rendu toutes les surfaces hyper glissantes, nous nous déplacions à nos risques et périls ; un Heathrow Express bondé, dans lequel nous avions tous l’air de réfugiés transportés sur une charrette…

Mais, tout est bien qui finit bien et, le lendemain, pensez à la belle aventure que nous avions à raconter à toute notre tribu sur les médias sociaux.

C’est ça les voyages : un mélange d’aventures (concoctées d’avance ou qui se produisent – pour le meilleur et pour le pire – spontanément), et de bon temps passé avec des gens que l’on aime ou, parfois, avec de nouveaux amis que l’on se fait sur la route, souvent, hélas, malgré les promesses et serments d’amitié pour toujours, le seul temps de l’aventure, mais, quelquefois, les liens que l’on tisse le long de cette route se consolident et deviennent de véritables amitiés qui durent le restant de nos jours. Tout comme la vie, qui est loin d’être un long fleuve tranquille, le voyage est une métaphore de qui nous sommes : des êtres en perpétuel devenir qui empruntent un chemin de non retour vers des horizons inconnus. Il va de soi que cette route est parfois semée d’embûches, mais, en fin de compte, c’est cela la beauté de la chose et l’élément qui fait en sorte que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue.

L’une des premières expressions que James avait apprises en arabe était la suivante : Bedayet reHlaH, « En avant l’aventure ». Et, à propos de périples, en voilà un magnifique que James et Gaétan préparent pour… quelle date? Eh bien, cela ne dépend que de vous.

Trois jours en Islande suivis d’une dizaine (sinon davantage) en Val de Loire, cela vous tente ? En cas de réponse positive, contactez-nous.

Ce qui suit est une sorte de carte sur laquelle vous pouvez vous-même faire vos choix afin de créer votre propre aventure, d’abord, en Islande (trois jours) avec sa suite en Val de Loire, en France.

Ce qui est proposé n’est pas coulé dans le béton : tout est modifiable selon vos préférences, souhaits, demandes, exigences et, bien entendu, votre budget.

Lisez ce qui suit et, si cela vous intéresse, n’hésitez pas à contacter James ou Gaétan qui se feront un plaisir de mettre les points sur les i et de vous revenir avec une proposition de produit et un tarif définitif que vous pouvez accepter, modifier ou décliner.

Merci de nous avoir lus jusqu’à la fin et, à présent, le produit que nous vous proposons :

Nature et Culture à Reykjavik et dans ses environs

Avec sa suite en parcourant le Val de Loire

72 heures à Reykjavik, en Islande

  • Vol aller-retour Montréal – Keflavik (Islande) – Paris avec la compagnie de votre choix

  • Transfert vers votre hôtel ou cottage (voir ci-après)

Escale de trois jours dans la capitale islandaise

  • Séjour soit à l’hôtel ou, si le budget et les disponibilités sur place le permettent, dans un cottage privé

Parmi les activités proposées :

  • Visite guidée de la ville, genre traditionnel (avec guide, en voiture ou en VUS) OU avec un habitant de la capitale qui vous montrera SA ville à lui… à pied ou en voiture

  • SI DISPONIBLE… Rencontre avec de vrais Islandais dans un café et/ou centre communautaire pour faire connaissance, de la conversation, poser des questions et, peut-être répondre aux leurs sur notre façon de vivre chez nous ; autrement dit, tisser des liens et, si cela « clique », possibilité de voir comment les Islandais vivent réellement chez eux

  • Si souhaité, un choix de restaurants dont, si possible (mais non garanti, car presque aussi difficile que la cueillette de dents de poule (!)) dans un restaurant coté une étoile Michelin (le seul dans tout le pays)

  • Montez dans l’une des tous les plus hautes du pays (Il s’agit de l’église Hallgrímskirkja où, si vous êtes chanceux, vous entendrez répéter une chorale locale en langue islandaise – de toute beauté) pour avoir une vue panoramique sur la ville ou, encore mieux…

  • Toute une gamme de tours en hélicoptère, certains assorti d’un repas ou en-cas et/ou bouteille de mousseux sur un glacier ou autre endroit tout aussi mirobolant

  • Visites de sites naturels iconiques à 3 à 5 heures de distance de la capitale islandaise

  • Randonnées en tous genres

  • L’équitation

  • Le Spa du Lagon Bleu (Blue Lagoon Spa) – Des eaux thermales et, si vous êtes comme Gaétan et James, vous vous croirez rendus au Paradis

  • Dégustations de bières locales et de tapas

  • Rencontres avec des artistes locaux et locales (dont une collective d’artistes islandaises)

  • Musées

  • Sorties de tous genres sur l’eau

  • Magasinage

Et une foule d’autres activités. Nous consulter si vous avez d’autres idées, souhaits, demandes, vœux ou exigences…

En Islande, les possibilités sont presque infinies. Et n’oubliez jamais que voici : Vous allez vous retrouver dans le pays où, par tête d’habitant, il y a la plus forte concentration d’auteurs publiés au monde - de leur vivant 10 % des Islandais se font éditer au moins une fois -, de poètes, d’artistes. L’Islande a beau être un pays rural, ce sont partout au pays souvent des gens hautement scolarisés et raffinés et vous trouverez qu’à Reykjavik il y a une ambiance à notre avis, assez inédite ainsi qu’une pléthore d’activités tout au long de l’année. Vos trois jours ne vous suffiront pas pour tout découvrir dans cette ville étonnante toujours pleine de recoins nouveaux à découvrir. Et que dire des paysages ? Tout simplement époustouflants ! Et si vous n’aimez pas la température ? Vous n’avez qu’à attendre cinq minutes : les conditions météo sont certaines de se modifier au moins cinq fois dans l’espace une heure. Ce n’est pas une farce : nous l’avons vécu à plusieurs reprises.

Journées 4 à (combien?)

  • Vol de l’aéroport international de Keflavik vers Paris …

Mais nous ne voulons pas tout dévoiler dans ce carnet. Pour de plus amples renseignements, contactez-nous aux coordonnées suivantes :

james.voyagerecreatif@gmail.com

514.924.6025

Ou encore sur notre site :

voyagerecreatif.com

Peut-être seriez-vous tenté par le Mexique, plus précisément quelques jours ou une semaine dans un centre de villégiature « tout inclus » à Cancún ?

Départ, le 4 août 2018.

Chambres en occupation double.

Vol aller-retour Montréal – Cancún.

Pour de plus amples renseignements,

Contactez-nous.

Featured Posts
no-posts-feed.on-the-way
no-posts-feed.stay-tuned
Recent Posts
Archive
Search By Tags
Follow Us
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square

Voyagerecreatif@outlook.com

OPC 703145, IATA

Consultez nos conseillers spécialisés pour un voyage libre ou accompagné, Sud, de luxe, International, Croisière, Disney et Croisière Disney 

Un voyage sans soucis

581-996-8682

179, chemin des Lacs

Lac Beauport, Qc G3B 1C5

Membre de Travel Savers pour un petit +.

RÉSERVEZ VOS VACANCES EN TOUTE CONFIANCE
AVEC NOUS MAINTENANT!