James et son voyage à Tours en France, partie 1/3

Bonjour, tout le monde.

Nous nous présentons : James (alias « le Rêveur ») et son homme à tout faire, « gestionnaire » et voix de la raison, Gaétan (« le Cerveau »), conseillers en voyage. Comme conseillers, l’un des deux assez fraîchement sorti du moule (James) et l’autre en devenir (Gaétan – prévu pour le fin juillet 2018), mais des voyageurs assidus depuis belle lurette, dans le cas de James, depuis bientôt 60 ans, en fait, depuis sa troisième journée sur notre belle, petite planète, parce que ses parents avaient la bougeotte et la lui ont transmise...

Une parenthèse : rien ne nous prédestinait à nous rencontrer, un certain soir, fin octobre 1999, à part la lubie de James de prendre le dernier vol AC BOS – YUL, car, élevé depuis son adolescence dans un milieu francophone et, à l’époque, vivant et travaillant aux États-Unis, il avait tout simplement envie de passer le week-end dans la langue de Molière et, pour une période de 48 heures, Montréal était plus raisonnable que Paris, Genève ou Bruxelles…

Alors, sur ce plan, l’on peut dire que, quoique non loin de la soixantaine, nous sommes, à notre façon, des « milléniaux », notre couple vieux d’environ 20 ans. Tous les deux scorpions (okay, d’abord, pour les prévisions, nous n’y croyons pas plus que cela, mais pour les traits de caractère, c’est une autre paire de manches…), très semblables tout en étant parfois aux antipodes, Apollon (Gaétan), gars organisé, rangé, très liste à puces dans sa façon d’aborder la vie, et Dionysos (James), brouillon, bordélique, capable, lui aussi, s’il le faut, de faire une liste et d’y tenir, voire, s’il y est contraint de mettre tous les points sur tous les i, mais préférant le chaos de la création, l’éternel brasseur d’idées que l’autre passe son temps à organiser…

De souche européenne tous les deux. Dans le cas de James, italien (côté maternel) et très marqué par cette culture, autrichien du côté paternel, donc, un mélange de feu et de glace, tout comme un de ses pays de prédilection, l’Islande, alors que Gaétan est le bon gars québécois pure laine dont la famille remonte jusqu’en Île-de-France au seizième siècle, une véritable soie, toujours de bonne humeur, alors que l’autre a son côté parfois un peu… revêche, mais, avec ses clients, bien entendu, il se transforme en tapis rouge on ne peut plus sympa et, pour les négociations, les flammèches de James (ainsi que son côté scorpion) sont parfois très utiles… Et, pour bien œuvrer au sein de cet art, celui de faire voyager le monde, de les encadrer et, surtout, de les accompagner, on négocie avec et on bouscule le monde souvent.

Vous l’avez compris, les voyages, ça nous connaît. À nous deux, à part l’Asie (dans les cartons pour 2019 – 2020 – hé oui : nous sommes bookés jusqu’en 2020), nous avons voyagé et vécu un peu partout, surtout en Europe où nous nous rendons plusieurs fois par année. Nous y avons également vécu et travaillé à plusieurs reprises, notamment en France.

Notre spécialité : accompagner et encadrer les individus voyageant tous seuls ou les petits groupes (de 2 à 16 personnes) dans des périples conçus rien que pour vous ; nous réitérons, ce que nous vous offrons, c’est du vrai sur mesure adapté à vos souhaits, besoins et exigences. Ce qui nous intéresse, c’est le haut-de-gamme, car c’est ainsi que nous avons toujours voyagé. Nos spécialités : les bonnes tables avec ses bonnes bouteilles, l’art (Nous en avons une belle collection ; de plus, de temps en temps, James se veut artiste peintre, mais il le fait avec autant de sérieux qu’un Charles Swann [personnage de la Recherche du temps perdu de Marcel Proust, dilettante s’il en fut!]) et la culture sous toutes ses formes, l’histoire, la politique, l’anthropologie, et, le plus important, un contact direct avec le vrai monde qui vit sur place, bref, tout ce qui vaut la peine d’être découvert lors d’un déplacement à l’étranger.

Une autre spécialité et celle dont nous sommes peut-être les plus fiers, le voyage adapté. Nous nous expliquons. Gaétan, qui a œuvré toute sa vie au service d’enfants handicapés, donc, de par sa formation, est aussi l’expert en tout ce qui touche les voyages adaptés aux besoins spéciaux. Et bientôt, tous les deux vont suivre des formations afin d’obtenir leur certification en voyages adaptés.

Il va de soi que le volet « adapté » s’applique aux conditions chroniques en tout genre.

Avec nous, le monde est à votre portée. Nous vous emmènerons n’importe où et vous servirons d’accompagnateurs, d’interprètes, de manutentionnaires de bagages, brefs, d’hommes à tout faire.

Évidemment, côté terrestre, nous avons un faible pour le Royaume-Uni, la France, l’Espagne, l’Italie et le Portugal (en passant par ce magnifique pays qu’est l’Islande, si tel est votre souhait), et, à cette liste, nous allons bientôt ajouter cette perle rare, la Roumanie – les Carpates (à couper le souffle), cela vous tenterait ? – en organisant des produits qui ne manqueront pas de vous étonner, nous en sommes certains, dans les meilleurs conditions possibles, tout en nous efforçant de les obtenir à un bon prix, mais, là, attention : à bon prix considérant la qualité offerte. Car seul le haut-de-gamme nous intéresse. À cette liste vient se greffer le Mexique, le nouveau coup de cœur de James qui, le mois prochain, le 04 août 2018, y emmène son conjoint ainsi que tous ceux qui aimeraient se joindre à nous.

Hé oui, les sous. Il faut en parler, car, dans la vie, l’on n’a rien sans rien et les voyages de (grand) luxe, pour les faire en bonne et due forme, ça prend des sous. Ce qui nous amène à la seule et unique question qui compte :

Le luxe, qu’est-ce que c’est au juste ?

Afin d’y répondre, comme point de départ, nous allons carrément voler une très belle définition à un excellent croisiériste, à notre avis, le meilleur et le seul que nous utilisons, d’ailleurs, Celebrity Cruises, et leur idée (si ce n’est une marque déposée) de « luxe moderne », plus précisément, ce qu’ils appellent les « cinq piliers » porteurs de ce luxe :

  1. Des destinations remarquables

  2. La recherche de la perfection esthétique

  3. Les meilleures tables

  4. Des hébergements de luxe

  5. Un service hautement personnalisé

Pour les besoins de la cause, il nous a fallu modifier un tant soit peu le deuxième pilier (en anglais, « stylistic design ») notre modification, dans un contexte de produits touristiques (et non pas de navires de croisières) faisant plus sens ; tout le reste à notre avis est fidèle à leur marque de commerce et aux idées d’origine. À ces cinq piliers, ajoutons-en un sixième : si besoin est, une adaptation hautement personnalisée, car, les personnes handicapées, nous n’y croyons pas ; à la place, nous préférons dire les personnes « à défis ».

Avant que James ne suive le cours en ligne offert par Celebrity intitulé « Edge-U-Cation » dans lequel on fait état de ces cinq piliers porteurs de cette marque de prestige, c’est déjà ce que nous faisions intuitivement depuis toujours en concoctant nos propres périples, souvent avec l’aide de professionnels du voyage.

Pour nous, un bon produit touristique met forcément en vedette une destination de rêve. Il va de soi que l’on dort dans les meilleurs draps et que l’on mange aux meilleures tables possibles et que seul un service hautement personnalisé a sa place dans un voyage de (grand) luxe.

Quant à la recherche de la perfection esthétique, celle-ci peut se décliner sous plusieurs formes :

  1. Dans les moyens de transport choisis, surtout au niveau des détails : look de la cabine première classe ou classe affaires ; allure, confort et l’inclinaison de ses sièges ; l’uniforme que portent les agents de bord ; les maints petits détails du service* ; le genre de verres à vin que l’on vous propose (verre ou cristal ?) ; les assiettes utilisées (de la vraie faïence, du moins nous l’espérons) ; la présentation des plats, et ainsi de suite…

*Ah, les petits détails. Nous en sommes des malades ! Il y a bien des années, sur une autre ligne de croisière, afin de fêter un moment spécial, nous avions commandé une excellente bouteille de champagne que l’on nous apporta… dans un seau de plastique. Inutile de vous dire que nous ne sommes pas retournés sur aucun navire de cette compagnie.

  1. Au design de sa chambre d’hôtel et, au besoin, les dimensions et adaptations requises ; sa salle de bain ; le choix de literie et de blanc de linge pour le bain ; des produits de beauté que l’on achèterait dans un grand magasin de standing, voire une boutique spécialisée ;

  1. Les musées de renommée que l’on visite, les œuvres d’art que l’on y contemple ;

  1. Les pièces de théâtre ou l’opéra auxquelles l’on assiste et l’architecture de leurs salles ;

  1. Les visites guidées dans les plus beaux endroits ou monuments avec des guides hautement formés, qualifiés et chevronnés ;

  1. Les paysages naturels et urbains à couper le souffle (…)

Chers futurs clients, c’est tout cela qui nous guide tout au long du processus de conception de produits touristiques, nous le répétons, créés avec, comme point de départ, vos souhaits, besoins et exigences.

Et pour faire quelque chose qui a de l’allure, seul le meilleur fera.

Et nous préférons être transparents : s’il faut se contenter d’une sous-catégorie, nous préférons laisser quelqu’un d’autre s’en occuper, car, à la base, nous sommes deux personnes extrêmement exigeantes qui avons nos valeurs et principes et si nous ne sommes pas fiers de ce que nous vous offrons, nous ne vous l’offrirons pas. Point à la ligne.

Oui, mais tout cela peut coûter cher.

Et la réponse à cela est, Oui, effectivement, un voyage haut-de-gamme nécessite un certain budget. Cependant – et, loin de contredire tout ce que nous venons de dire, cela ne fait qu’en modifier un peu le contenu afin de compléter notre propos – ce n’est pas tout le monde qui a le budget de s’offrir ce genre de rêve. Cela veut-il dire que nous ne voulons pas travailler avec ces personnes ? Sommes-nous snobs à ce point ? Pas du tout.

Il y a moyen de s’offrir un certain luxe à budget réduit en optant tout de même pour le produit de luxe, mais en se passant de certains détails et de prestations, tout en conservant une expérience, somme toute, haut-de-gamme. En voilà deux exemples : sur un navire de croisière Celebrity où tous les clients sont traités aux petits oignons, où, justement, toute personne, pour eux, est importante, en s’offrant un hébergement un peu moins (parfois beaucoup moins) dispendieux, on peut tout de même goûter à l’essentiel. Il en va de même dans un centre de villégiature Sandos qui offrent des hébergements d’entrée de gamme avec assez de fioritures pour satisfaire l’esthète en chacun de nous, quel que soit son budget.

Évidemment, sur un navire, il y a un monde de différence entre une suite et une cabine intérieure et les passagers de cette dernière catégorie n’ont pas droit à toutes les fioritures que les habitants d’une suite dite « iconique », mais, nous le répétons, ils jouissent facilement des trois quarts des mêmes prestations que les occupants d’un hébergement de grand standing. Autrement dit, ils ont des vacances de rêve à une fraction de prix – s’ils sont prêts à se passer de certains avantages. De plus, et ceci en primeur, car James, a suivi la formation sur le tout nouveau Edge Class de Celebrity, nous vous annonçons que les personnes voyageant en cabine intérieure reliée à une suite ont les mêmes prestations et privilèges que les occupants de la suite attenante ! Imaginez-vous cela : les mêmes avantages à une fraction du prix !

Ce qui revient à dire que le luxe est à la portée de presque tout le monde, car, selon son budget, chaque personne détermine ce qui constitue son luxe à elle. Simple comme bonjour, et nous sommes à votre disposition afin de vous faire réaliser vos rêves.

Vous n’êtes toujours pas convaincu-e-s ?

Pour vous, afin de faire quelques économies, il vaudrait mieux vous contenter d’une solution de deuxième choix ?

Pensez-y deux fois plutôt qu’une.

En optant pour le produit haut-de-gamme (dans toute sa splendeur ou en version un tant soit peu réduite), si vous décortiquez tout ce que vous obtenez en échange de ce que vous payez à l’avance, vous serez d’avis que le rapport qualité – prix est au rendez-vous. Autrement dit, vous aurez une meilleure expérience et, au fond, que sont vos vacances, sinon une expérience dont le but ultime est de vous rendre heureux tout en vous offrant un peu de dépaysement ?

Bien entendu, on peut toujours trouver un produit vaguement équivalent à moindre prix, mais une solution de deuxième choix est toujours une solution à rabais. Et les deux produits : sont-ils de véritables équivalents ?

Très concrètement, dans un centre de villégiature « tout inclus » que préférez-vous : aller dans une espèce de cantine avec de longues tables pour, jour après jour, vous servir au buffet ou vous installer confortablement à une belle table recouverte d’une belle nappe blanche d’une propreté impeccable (sans parler de ses couverts, de ses vraies assiettes et ses vrais verres qui méritent ce nom) d’un restaurant à la carte et de profiter de son service hautement personnalisé ?

Préférez-vous le tout inclus où verre de vin, pas cher, l’on s’entend, vous donne mal à la tête dès la deuxième gorgée ou le verre qui coûte peut-être deux, mettons trois fois plus cher (mais, sur le plan rapport qualité-prix, pas si cher que cela, car négocié et acheté en grande quantité rien que pour vous) et dont vous vous souviendrez la prochaine fois que vous ferez vos courses à la SAQ ?

En fin de compte, à la base, il y a une seule et simple vérité : on en a pour son argent. Point à la ligne. En matière de vacances, il faut toujours penser qualité et non pas prix, rien que le prix que cela vous coûte. Et comme le dit le dicton : on s’habitue (nous dirions assez vite) au luxe !

En 2008, à Rome, nous avons vu un énorme panneau publicitaire pour une voiture très haut de gamme. Le slogan juste au-dessus de cette voiture que très peu de personnes auront la possibilité de s’offrir :

Il lusso è un diritto.

« Le luxe est un droit. »

Oui, un droit, et, si l’on sait magasiner un bon deal, et,

le cas échéant, si l’on est prêt à se passer de quelques petits détails mais, nous le répétons, tout en

optant pour la base qui, elle, demeure un produit haut de gamme,

ce luxe est à la portée de la plupart des budgets.

Car, même le luxe en format un tant soit peu réduit est, par définition, luxueux.

Alors, vous voulez vous envoler vers la destination de vos rêves ?

Donnez-nous l’occasion de vous faire une proposition.

  • Nous nous assoirons avec vous.

  • Nous vous écouterons.

  • Nous ferons toutes les recherches nécessaires.

  • Nous vous reviendrons avec une proposition.

Libre à vous de l’accepter, de la modifier ou de la refuser.

Et ce service est gratuit.

Et même si nous ne réussissons pas à vous vendre le circuit

proposé, pour nous, ce n’aura pas été une perte de temps, ni d’énergie,

car, en faisant ces recherches pour vous,

nous aurons appris des choses utiles pour un autre

client éventuel.

Nous le réitérons : nous faisons tout pour vous. Pour les recherches, nous nous y connaissons et, au fil des ans, nous nous sommes construit un bon réseau de contacts qui ne cesse de croître.

De nos jours, avec les outils dont tout le monde dispose, chacun peut faire ses propres recherches et se passer de personnes comme nous. Mais, posez-vous les questions suivantes :

  • Ai-je les contacts nécessaires à l’étranger et, s’il survient un obstacle, un imprévu, fréquents dans le domaine du voyage, serais-je prêt(e) à régler le problème ou, à l’instar de bien du monde quand ça se met à barder, serais-je coincé(e) quelque part à cause d’une grève sauvage de mon transporteur aérien, de pilotes, de x, y ou z de chemin de fer, d’aiguilleurs de ciel… ?

  • Si j’ai réservé sur un site, comment me faire aider le plus rapidement possible?

  • Serais-je capable d’avoir rapido presto au bout du fil mon conseiller en voyages (débordé, car il a combien de clients dans la même situation ?) assis à son bureau à des milliers de kilomètres de distance ?

Comme, pour nos périples que nous montons nous-mêmes avec la précieuse collaboration de partenaires locaux, nous ne vendons pas de produit où nous ne serons pas présents, sur place, avec vous, s’il arrive ce genre d’imprévu, nous serons là, avec vous, en train de trouver une solution à l’obstacle le plus rapidement possible. Vous ne serez pas du nombre de ces voyageurs contraints d’ouvrir leurs cellulaires et d’espérer avoir quelqu’un au bout du fil.

Alors, sans plus tarder…

Ne nos carpe diem !

Si vous avez fait votre cours classique, nul besoin de traduction. Si vous êtes de la génération qui n’a pas connu cela, l’on pourrait traduire de plusieurs façons. Mot à mot : « Saisissons la journée. » Nous préférons quelque chose d’un style plus libre, « Profitons-en! »

Ne nos carpe diem! Et quelle meilleure façon de profiter du plus beau de ce que la vie nous propose qu’en nous offrant des voyages si époustouflants que nous nous en souviendrons tout le restant de nos jours ?

Voilà ce que nous faisons depuis une vingtaine d’années en tant que couple, et, si à la retraite (James) et la préretraite (Gaétan), nous avons pris la décision de mettre à votre disposition notre expérience, nos talents et notre savoir faire, de vous en faire profiter, c’est parce que nous sommes des hommes passionnés et avons envie de vous communiquer cette passion !

En plus de vous offrir la formule terrestre susmentionnée, parmi nos autres « créneaux » : les croisières de luxe sur Celebrity, nous le répétons, notre compagnie de prédilection vers l’Europe, l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient, l’Asie ainsi que sous les tropiques ou vers certaines destinations dites « exotiques », parmi lesquelles on ne doit omettre les Îles Galápagos, l’un des dix incontournables, et, pourquoi pas (?), l’Antarctique (…) sans oublier l’une de nos formules préférées, les transatlantiques… Grâce à cette marque d’excellence, tout (ou presque) est possible. À cela, il faudrait ajouter d’autres magnifiques propriétés que nous aimons promouvoir et vous proposent rien de moins qu’un certain paradis terrestre et qui livre la marchandise, entre autres, les propriétés Sandos sur la Péninsule du Yucatán, un excellent rapport qualité – prix et qui a quelque chose d’extraordinaire pour tous les budgets, propriétés où même l’entrée de gamme vous étonnera avec tout ce que cette catégorie de logements vous offre.

Devant tous ces choix, à vous de déterminer lequel vous sied le mieux et, en attendant…

À la vôtre !

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Première photo : James sur un navire Celebrity. Celle qui suit est de Gaétan (arborant son tee-shirt des fjords norvégiens que nous avions vus quelques mois auparavant), prise en Jamaïque, près d’Ocho Rios. Notre photo de couple fut prise en Islande, pour être précis, devant le cratère Kerið, formé il y a environ 6 500 années.

***

Ici commence la moelle substantifique de ce carnet, le récit de notre périple en Touraine…

Récemment, nous avons fait une véritable folie : un séjour en Val de Loire de… 48 heures. Comme vous le constaterez plus loin, le mot « périple » n’est pas exagéré, car, pour rentrer, ce fut tout une aventure! (Hé oui! Il faut toujours prévoir l’imprévisible et avoir un plan B, C, voire D… Les imprévus font parfois partie de l’aventure et, lorsque l’on se trouve dans une situation moins que souhaitable, il faut savoir prendre du recul et en rire. Et puis, ces aventures sont rarement dangereuses et deviennent des histoires drôles qui nous font rire et en feront rire bien d’autres – une fois les dégâts ramassés et la poussière retombée !)

Tout a commencé ainsi : comme nous sommes des voyageurs assidus, toutes nos cartes de crédit nous procurent des avantages à l’intention de grands voyageurs. Avec l’une d’entre-elles, chaque année, avec British Airways, l’une de nos compagnies préférées pour nous rendre en Europe au départ de Montréal-Trudeau, nous avons un deux-pour-un, en n’importe quelle classe.

Cette année, la vie étant ce qu’elle est parfois et qui retardait constamment notre départ, nous étions sur le bord de perdre ce billet non utilisé dont l’échéance se profilait à l’horizon. Alors, le Rêveur, a concocté une formule « 48 heures en Touraine » (en passant par Londres, puis, grâce à l’Eurostar, par Paris où nous avons changé de gare afin de prendre notre TGV pour Tours) avec guide privée, d’excellents restaurants gastronomiques, conductrice, gros VUS Mercedes et visites (en compagnie de notre guide) de Tours (première journée) et, le lendemain, de deux châteaux des environs (Chenonceau et Amboise) ainsi que du Clos Lucé.

48 heures en France! Avions-nous perdu la raison ?

Ô, que non ! Pour ce genre de voyages, nous sommes de vieux routiers et l’avantage d’un séjour-en-un-clin-d’œil, c’est que vous n’avez même pas de décalage horaire, car, sur place, l’on demeure à l’heure de Montréal et le retour chez soi se fait aussi en un clin d’œil.

Comme d’habitude, avant de partir, nous avons veillé à un détail important dont beaucoup de personnes omettent, négligent ou refusent de s’occuper : nous avons consulté la météo à Londres, Paris et à Tours pour les cinq jours à venir. (À ce sujet, le téléphone de James est programmé pour nous donner ces détails pour « nos » villes, celles que nous projetons visiter au cours d’une année donnée. On peut emmagasiner les données (affichées 24/7 en temps réel) pour un maximum de vingt villes.) On prévoyait des températures exceptionnellement basses pour la saison avec beaucoup de pluie et de vent à Tours. Alors, la garde-robe d’hiver s’imposait ! (Imaginez-vous cela : quitter notre Montréal hivernal pour retrouver des températures encore plus basses ! Peut-être sommes-nous deux fous… Comme nous partions pour un total de 5 jours (une cinquantaine d’heures sur place à destination en plus de deux jours de transport), on pouvait voyager léger… Aux critères du Rêveur, cela voulait dire une grosse valise par personne en plus de deux bagages à main. Pour ce qui a trait aux bagages, le Cerveau n’a pas son mot à dire ; il obéit et acquiesce (« Happy wife, happy life ! ») tout en pestant (car, il lui faut TOUJOURS le dernier mot !) et fait la valise une fois que l’autre a soigneusement plié tout le « stock ».

Premier arrêt : Montréal-Trudeau. Enregistrement, dépôt des bagages, contrôle de sécurité, puis le salon classe affaires.

Une fois dans l’avion, installés dans vos alcôves, vous avez droit à un service impeccable.

Dans le Club World de British Airways, tous les agents de bord sont attentifs, courtois, professionnels ; vous venez de pénétrer dans un monde où tout est « lovely » (mot qu’ils affectionnent) avec du vrai champagne qui mérite ce nom. Côté gastronomique, on a toujours adoré. De vrais couverts (format avion), de la vraie porcelaine et de vrais verres. En tout cas, dans ce petit monde à part, vous ne mourrez pas de faim (ni de soif, quel que soit votre choix de boisson), et pour les personnes dont l’appétit est vorace, après le service du repas, en tout temps, vous pouvez aller dans la cuisine où une sélection de sandwiches et d’en-cas de toute nature vous attendent. Cependant, comme les sièges se transforment en couchettes, vers l’Angleterre, la plupart des passagers éteignent les lumières et dorment un bon deux ou trois heures avant de se faire réveiller pour le petit déjeuner, à environ une heure quarante-cinq avant d’atterrir. Deux ou trois heures, on se l’avoue, ce n’est pas long, mais, le lendemain à destination, ces précieuses petites heures peuvent faire toute la différence.

Une fois arrivés, les formalités douanières complétées et les bagages récupérés, direction Elemis Travel Spa (le salon d’arrivée réservé aux passagers en classe affaires et en première).

Une petite parenthèse : jusqu’à nouvel ordre, au départ de Montréal, BA n’offre pas le service en première. Pour cela, vers l’Europe, il faut prendre l’avion à Toronto ou à Vancouver (!), ou, au départ de Montréal, il faut opter pour Air France, Swiss ou Lufthansa, pour n’en nommer que trois. Mais rapport qualité – prix, la classe affaires est, selon nous, le choix qui s’impose. Moins coûteuse que la première, une fois dans les airs, elle offre toutes les prestations dont les personnes difficiles et exigeantes pourraient avoir besoin pour un vol de 5 à 8 heures.

The Elemis Travel Spa… Nous trouvons ce salon absolument génial : grand, mais pas trop, vous avez la possibilité de prendre un petit déjeuner (vraiment à l’anglaise (genre œufs brouillés, bacon à l’anglaise, fèves au lard, pommes de terre et… cet espèce de boudin que les Anglais adorent manger le matin)), accompagné d’un bon thé ou café, avec, bien entendu, un choix de boissons gazeuses, de jus de toutes sortes, de viennoiseries, mais le détail qui nous renverse à chaque fois : sur simple présentation de sa carte d’embarquement, on a droit à une salle de bain individuelle où l’on a la possibilité de prendre une bonne douche avant de poursuivre ses activités. Après une nuit courte et plusieurs heures de déplacement, ce petit privilège est loin d’être négligeable.

Vers Saint-Pancras International Train Station

En règle générale, lorsque nous voyageons, nous n’acceptons JAMAIS des correspondances trop serrées, car, comme nous l’avons dit plus haut, en voyage, il faut toujours prévoir l’imprévu : entre autres, départs retardés, de longues files aux douanes (une fois, de retour à Londres (notre rond-point du moment, car nous avions un voyage un tantinet compliqué point de vue logistique partout en Europe comprenant plusieurs segments) de Reykjavik, au lendemain d’un attentat dans la capitale britannique, nous avons attendu trois heures avant d’arriver à la frontière officielle du Royaume-Uni où les contrôles étaient un peu plus sévères qu’à la normale)… D’autres imprévus : ses bagages qui tardent à arriver, grève sauvage des transports collectifs débouchant sur de longues files d’attente afin d’avoir un rarissime taxi vers sa destination…

C’est pour cela que, pour nos groupes, dès le départ, il y a toujours une voiture avec conducteur qui nous attend. Au diable les transports collectifs !

Par conséquent, comme nous savions que nous arriverions à Londres vers 9 - 10 heures et qu’il nous fallait à tout prix notre incontournable Arrivals Lounge, nous avions opté pour un TGV Londres – Paris qui quittait la capitale britannique dans l’après-midi. Et, en voyageurs assidus qui connaissons assez bien Londres, la cherté de ses taxis (souvent cloués sur place à cause de la circulation londonienne alors que le compteur ne cesse de tourner), à chaque fois que nous nous y rendons, pour aller de LHR au centre-ville, nous optons toujours pour l’Heathrow Express, un train-navette qui vous emmène de l’aéroport vers son terminus de Paddington Train Station. De plus, en achetant nos billets assez longtemps à l’avance, nous avions profité d’un tarif réduit de plus de 50 % (par rapport au plein tarif publié sur son site web). De Paddington à la gare de Saint-Pancras, le seul moyen de transport expéditif, c’est le tube (métro). Pour ce que c’est, un peu cher (Heathrow Express et tube), et, avouons-le, trimballer ses bagages dans les longs couloirs du métro londonien, l’on s’en passerait, mais beaucoup moins dispendieux qu’un taxi ou voiture avec conducteur, qui, nous le répétons, à cause des délais dus aux bouchons à l’intérieur d’embouteillages si fréquents à Londres, demeure le seul moyen valable de se faire transporter à l’intérieur de la capitale du Royaume-Uni.

Pour nos groupes, nous prévoyons toujours une journée/nuitée sur place. Ainsi, l’on évite le stress lié aux correspondances.

Et puis n’oubliez pas que, même dans un voyage haut-de-gamme, parfois, il faut savoir faire ressortir son côté pragmatique ! Le Heathrow Express et le tube, vous pouvez nous faire confiance, c’est propre et rapide. Même pas besoin de la première classe du Heathrow Express qui vous donne droit à un siège plus large et… un choix de journal…

Arrivés à la gare de Saint-Pancras, il nous a fallu scanner nos bons d’échange (imprimés au moment d’acheter nos billets sur la site de la SNCF (la Société nationale [française] des chemins de fer) afin d’obtenir nos billets de train (aller – retour, de Londres-Saint-Pancras jusqu’à la gare de Tours (centre-ville) en passant par le terminus du TGV qui allait nous emmener de Paris-Montparnasse jusqu’à la gare de Saint-Pierre-des-Corps, ledit terminus du TGV, à l’extérieur de Tours. Désormais, il ne nous restait qu’à attendre que l’on affiche le départ de notre train pour… passer la frontière (gracieuseté récente de Brexit).

Mais avant de passer le contrôle de sécurité (comme dans les aéroports) et de confier nos passeports au douanier souriant et lovely britannique (pour, techniquement, quitter le Royaume-Uni) puis, à son homologue français (et qui se faisait une fierté d’afficher son petit sourire en coin, comme s’il se moquait de nous autres pauvres *&%* de touristes) nous a d’abord regardé d’un œil torve et, ayant apparemment assez rapidement déterminé que nous n’avions l’air ni louches, ni criminels, ni dégénérés, ni dangereux, sans même les scanner, nous les a estampillés en bonne et due forme. Bienvenue en Europe et en France ! Suivant !

Mais, avant l’embarquement, une parenthèse.

Tout d’abord, un mot sur les trains français, qui, soit dit en passant, partent TOUJOUS à l’heure indiquée. Contrairement aux tarifs nord-américains qui sont assez uniformisés (c’est-à-dire, en règle générale, tant en première, tant en seconde), dans le pays des châteaux de la Loire, les tarifs varient selon l’heure du départ du train et de son clientèle. Autrement dit, les trains que l’on pourrait qualifier de ceux de gens d’affaires, qui partent assez tôt le matin (afin que ces personnes puissent se rendre à leurs réunions de travail) coûtent un peu (parfois, beaucoup) plus cher que d’autres trains partant parfois une ou deux heures plus tard, ceux de personnes partant en simple villégiature. Le sachant, nous avions opté pour un TGV qui partait à 14 h 22, beaucoup moins cher, même si cela nous a fait attendre un peu à Saint-Pancras (où, si vous avez du temps à perdre, il y a un bar à champagne et un hôtel si vous rencontrez par hasard l’âme sœur d’une après-midi). Mieux vaut voyager intelligemment, quitte à se passer parfois du nec plus ultra. Un peux moins luxueux, l’on s’entend, mais vous laissant un portefeuille un peu plus garni. Parfois, le deuxième meilleur, « meilleur » étant le mot clé du voyageur haut-de-gamme futé, est la meilleure affaire.

Puis, un mot sur les classes. L’Eurostar en a trois : Premier Business, Premier Standard et Standard. Autrement dit, classe affaires (l’authentique), l’économie un brin plus que plus (ou, si vous préférez, la classe affaires à rabais) et la classe économique. Comme le trajet Londres – Paris dure environ 2 heures et 20 minutes, pour nous, Premium Standard fut la meilleure solution. Somme toute, c’est quasiment aussi bien que Premier Buisness, une fois assis dans le train, mais avec deux importantes prestations en moins :

  • au lieu de pouvoir profiter du salon classe affaires (réservé aux détenteurs de billets en Premier Business), comme tout le monde, nous devions attendre dans la gare.

Pas de problème : notre attente fut de 40 minutes environ avant de procéder aux formalités, alors, pour nous, ce petit détail n’était pas très important. Puis l’autre privilège qui n’était pas au rendez-vous :

  • en Premier Business, pour passer le filtre de sûreté suivi des deux douanes, vous avez une file prioritaire, rien que pour vous.

Mais, pour quoi faire ? Comme tout le monde, pour se retrouver dans une deuxième zone d’attente où tous attendent dans les mêmes conditions de toutes façons (sans aucune possibilité de se faire dorloter) que s’affiche le quai de départ…

En considérant que le tarif entre ces deux classes affaires peut passer du simple au double, nous avions décidé que ces avantages ne valaient ni la peine, ni le supplément pécuniaire. Un troisième avantage que nous n’avions pas d’office… Comme les tarifs des billets en Premier Business sont assez élevés, en règle générale, ils sont remboursables à 100 % et échangeables sans supplément. Nous y avions pallié en optant pour des assurances annulation – changement de billets qui, sur un trajet aller – retour au tarif de 588 €, nous en avait coûté environ 15 €. Haut-de-gamme futé.

Pour de plus amples renseignements, cliquez sur le lien directement ci-après. Avertissement : sur les liens qui suivent, tout se passe en anglais.

https://www.youtube.com/watch?v=ps_SMCSU2JE

Autre parenthèse : il ne faut jamais oublier que les gares européennes ne sont pas des structures complètement fermées comme peuvent l’être les salles d’attente dans les nôtres. À cause des quais et des chemins de fer, elles sont, à leurs extrémités, exposées aux éléments, et, au moment où nous sommes arrivés à Londres, toute l’Europe occidentale était frappée d’une vague de froid sibérienne ! Grâce à nos recherches, nous le savions et y étions préparés. À l’intérieur de la gare, tout le monde grelottait. Nous ignorions la température ambiante qu’il faisait ce jour-là, mais nous n’avions pas chaud, comme vous pouvez le constater sur cette photo :

Oui, on se serait crus au Québec !

La gare de Saint-Pancras :

Au départ de Saint-Pancras-International

Standard Premium – ce à quoi s’attendre. Bien que le repas fût un tantinet maigre, le vin coulait à flots. C’est tout ce qu’il fallait pour rendre deux hommes (déjà un peu fatigués) heureux.

Notre arrivée à Paris

Au bout de deux heures et vingt minutes, nous voilà arrivés à Paris-Gare-du-nord. Pour en savoir plus (de nouveau, en anglais), cliquez ici :

https://qc.video.search.yahoo.com/search/video?fr=yfp-t&p=paris+gare+du+nord+youtube#id=1&vid=84a677d8b1b318239094ab693b5363c7&action=click

Comme vous le savez sans doute, à Paris, il y a 6 grandes gares (la gare du Nord, dans le Xe arrondissement ; la gare de l’Est, aussi dans le Xe ; la gare Saint-Lazare, dans le IXe ; la gare Montparnasse, dans le XIVe ; la gare d’Austerlitz, dans le XIIIe; la gare de Lyon, dans le XIIe) chacune desservant différentes régions de cette France si douce ainsi que des destinations internationales, car, contrairement à l’Amérique du nord où nous avons tendance à prendre l’avion, les Européens, eux, préfèrent de loin le train (à côté desquels les nôtres sont de deuxième catégorie, aux plans de la technologie et de l’aménagement intérieur). Notre correspondance (aux critères James & Gaétan) Gare du nord – Gare Montparnasse était un peu serrée : une heure et demie. Comme à Londres, le seul moyen pratique pour s’y rendre fut le métro.

Mais quel métro !

Nous ne reconnaissions plus notre métro parisien qui était un grand chantier avec plein de stations fermées, crado, poussiéreux, bref, un spectacle parfois dantesque qui nous rappelait les travaux de l’échangeur Turcot et les cônes oranges à l’origine du stress post-traumatique dont souffrent tous les Montréalais ! Nous vous l’avouons : nous l’ignorions complètement (ces travaux monstres et les stations fermées), mais, heureusement, notre gare, Montparnasse-Bienvenüe (correspondance entre les lignes 4, 6, 12 et 13), était disponible. Pour ceux d’entre vous qui ne connaissez pas le métro de Paris, nous reproduisons son plan ci-dessous :

Source : https://i0.wp.com/bonplangratos.fr/wp-content/media/Plan-metro-paris-RATP-mini.jpg?ssl=1

Normalement, ce trajet dure quinze minutes. À cause des inévitables retards, ce fut 25 minutes et, chose nouvelle pour nous, le métro parisien est désormais trilingue : il cause français, espagnol et anglais, où, par endroits, on vous invite à « mind the gap » (à faire attention à la marche) entre la rame et le quai, tout comme à Londres. Pour un bel aperçu de la gare Montparnasse, cliquez ici :

https://qc.video.search.yahoo.com/search/video?fr=yfp-t&p=gare+montparnasse+youtube#id=4&vid=a4714f4df5185aba848e5754f941962e&action=view

Paris… La capitale de ce magnifique pays, où Gaétan et James ont déjà vécu et travaillé, n’a pas vraiment changé. Il en va de même des Parisiens, tout aussi speedés et pressés que par le passé et, de temps en temps (mais pas toujours, car, des gens charmants, on en rencontre partout) d’aussi mauvaise humeur. Et, dans les gares, oubliez la politesse. En fait, c’est dans une gare parisienne que l’on se dit que la théorie de Darwin, la loi du plus fort (ou, si vous préférez, la sélection naturelle), est à la base de l’expérience humaine et, si vous ne vous y adaptez pas, entre autres, en vous transformant en une espèce de rouleau compresseur sur deux pattes, vous êtes fait à l’os ! (Et gare aux pieds ! Même les grands-mères qui ont l’air gentil vous les écrasent avec les roulettes de leurs valises !) À titre d’exemple, afin de nous rendre aux « grands départs », il a fallu prendre des escaliers mobiles (en France, on dirait un escalator) extrêmement étroits et, loi de Murphy oblige, un type muni d’une grosse valise voulait passer à côté de James qui lui a rétorqué qu’avec sa valise il n’y avait pas assez de place pour faire sa manœuvre et que, de toute manière, devant nous, il y avait une vingtaine de personnes et qu’à moins de les écraser, il ferait mieux de patienter ! Sa réponse (un peu *adaptée* pour ne pas heurter les sensibilités de certaines personnes) : « *Purée*, je vais manquer mon train. Arrête tes *âneries*! *Maison close* de *fiente* !»

Oui, nous étions de retour à Paris…

Comme nous l’avons mentionné précédemment, partout en Europe occidentale, il faisait un froid de loup. À Paris, il faisait plus froid qu’à Montréal et, tout comme la gare londonienne, celle de Montparnasse, vers les quais, est exposée aux éléments, ce qui fait qu’en attendant que s’affiche notre quai de départ, tout le monde grelottait et, pour se tenir chaud, tout le monde se blottissaient les uns contre les autres. Non seulement formions-nous une énorme masse humaine, mais, ce jour-là, tout le monde semblait plus agité qu’à la normale, et, en attendant son quai, plusieurs personnes à bout de nerfs sautaient sur place, un peu à l’instar des primates dans le film de Stanley Kubrick, 2001 Odyssée de l’espace, quand, pour la première fois, ceux-ci aperçoivent le monolithe mystérieux, ce qui fit remarquer James que « Tous ces Français hyper-agités ont l’air de former un énorme clan de singes! Il ne manque à leur chef que la grosse massue pour donner des coups de gnole ! » Si cela vous amuse, nous vous invitons à visionner ce bout du film, disponible sur Youtube que, malheureusement, les lois entourant la propriété intellectuelle cinématographique nous interdisent d’inclure ici sans en obtenir une autorisation écrite après avoir versé des sous. (À ce sujet, la plupart des images reproduites ici ont été prises par nous deux, surtout par Gaétan, le techno du couple. Lorsque cela n’est pas le cas, avant de reproduire un lien ou une quelconque image, nous nous conformons aux lois en vigueur en la matière.)

De plus, les mauvaises conditions météorologiques occasionnaient plusieurs retards et annulations. Inutile de vous dire que les gens n’étaient pas de bonne humeur ! Heureusement, cette fois-ci, il n’y avait pas de grève, sauvage, ni annoncée préalablement… Au bout d’une vingtaine de minutes, on affichait notre train pour… Bordeaux! Mais, attendez, nous descendions à Saint-Pierre-des-Corps pour ensuite prendre le petit tortillard vers la gare du centre-ville de Tours. Nous nous sommes informés et il s’agissait bel et bien de notre train, dont le seul arrêt était à Tours avant de continuer sur Bordeaux. Et oui : il ne fallait pas non plus oublier de composter ses billets…

Dans le train à destination Saint-Pierre-des-Corps

Saint-Pierre-des-Corps, Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Saint-Pierre-des-Corps

Avant de poursuivre, une petite parenthèse. La gare de Tours, classée monument historique depuis 1984 (photo ci-dessus prise le lendemain matin vers 8 h 30), œuvre de Victor Laloux, un gars du coin qui fut également l’auteur de l’ancienne gare d’Orsay à Paris, construite entre 1896 et 1898, sise au centre-ville, est un petit bijou et passe pour être l’une des plus belles gares de toute la France. Au Québec, nous serions extrêmement fiers d’avoir une si belle bâtisse. Depuis quelques années, elle a été réaménagée afin d’accueillir un ou deux TGV par jour, ainsi épargnant aux nombreux abonnés qui se déplacent pour aller travailler à Paris de changer de train à la gare de Saint-Pierre. Seul inconvénient de cette gare (et, sans doute, la raison pour laquelle les TGV au départ de cette gare sont peu nombreux : afin de la quitter, tous les trains doivent rebrousser chemin… Pas très pratique !)

Effectivement, grâce au train à grande vitesse, on met moins d’une heure (en fait, sur tous les sites, l’on dit une heure et cinq ou dix, mais, à l’aller, pour nous, au départ de Paris, on avait mis 53 minutes avant d’arriver à Saint-Pierre-des-Corps) pour arriver à Paris-Montparnasse. Autrement dit, le trajet Tours – Paris peut être moins long que la « navette » que doivent se « taper » de nombreux banlieusards parisiens qui prennent leur voiture tous les jours pour poireauter dans les fameux bouchons parisiens, alors qu’en TGV, installé confortablement dans son siège, on peut travailler, lire ses 11 032 courriels urgents, jouer à des jeux vidéo, lire un roman (papier, si on est rétro), tout en sirotant un bon café auquel l’on peut ajouter du cognac Rémy Martin V.S.O.P. pour bien démarrer sa journée.

Nous reprenons. Cette gare se démarque par son architecture, son élégance et ses petits détails historiques. Construite à partir de 4 matières, la pierre (pour la façade et ses statues), le fer (comme structure porteuse), le verre (il y a deux grandes verrières sur la façade, offrant à cette structure une légèreté et de la transparence) et la fonte (pour l’ornement des colonnes intérieurs), elle est dominée par 4 statues allégoriques définissant les anciens axes Bordeaux – Toulouse – Limoges – Nantes. Soyons plus précis: aux angles, les statues allégoriques des villes de Limoges et Nantes par le sculpteur Jean Hugues et, au centre, celles de Jean-Antoine Injalbert, incarnant les villes Bordeaux et Toulouse. Au 19e siècle, cette gare était le terminus de la ligne des Sables d’Olonne.

Afin de vous situer, Les Sables d’Olonne (au nord de la Rochelle) se situent au bord de la mer (précisément sur le golfe de Gascogne ou, si vous préférez, l’océan Atlantique) à 297 kilomètres à l’est de Tours. Si vous prenez le volant, à une vitesse moyenne de 97 km/h, afin d’arriver à Tours, cela vous prendra un peu plus de trois heures (3 heures et 3 minutes) et, en carburant, cela vous coûtera € 33. Tout cela pour vous dire que, depuis le 19e siècle, le chemin de fer a fait bien des progrès !

Pour ceux d’entre vous qui avez besoin d’un support visuel, cliquez sur le lien que voici :

https://fr.mappy.com/itineraire/tours/les-sables-d-olonne#/3/M2/TItinerary/IFRTours%2037000-37200|TOLes%20Sables-d'Olonne%2085100|MOvoiture|PRcar|RI0/N151.12061,6.11309,-3.07068,47.02146/Z7/

Notre histoire se poursuit. En 53 minutes, nous sommes arrivés à la gare de Saint-Pierre, et, avec nos valises, avons changé de quai, et, en moins de cinq minutes, comme le dirait Marcel Proust, le « petit train d’intérêt local » qui allait nous ramener jusqu’au centre-ville de Tours arriva. Le trajet dure cinq minutes.

Une fois arrivés au centre-ville, nous avons trouvé la station de taxi de la gare et, comme nous étions « en province » (ce que disent les Parisiens pour désigner tout ce qui se trouve en dehors de leur ville, pour eux, le centre de l’univers) et qu’il était presque 21 heures, c’était plutôt tranquille et, par conséquent, nous avons dû attendre une bonne dizaine de minutes avant qu’un taxi nous prenne. Et, comme Tours, tout en étant assez grand aux critères français, est néanmoins relativement petit pour nous autres Nord Américains, en deux temps trois mouvements, le taxi nous a déposés à notre hôtel, le Château Belmont, situé sur l’autre rive de la Loire.

Oups ! Quelqu’un avait-il coché la mauvaise case sous la rubrique « sexe », ou avait-il opté pour la réponse « Je ne sais pas encore » ?

Avant notre départ, comme d’habitude, nous avions fait toutes nos recherches sur notre périple tel que planifié en collaboration avec l’excellent Office de Tourisme de Tours (qui, à vrai dire, à partir d’une lettre d’introduction et d’une liste de vœux avait tout pris en mains), lesdites recherches comprenant également les meilleures tables des alentours. Comme nous savions que nous arriverions à destination assez fatigués et affamés (eu égard au repas léger dont nous avions eu droit à bord de l’Eurostar), de Montréal, James avait contacté par téléphone le restaurant Charles Barrier, l’une des meilleures expériences gastronomiques de la ville, situé littéralement à 5 minutes à pied du Château Belmont. Ils nous attendaient et savaient que nous risquions d’arriver tard. En « province » française, en semaine, en général, hors saison, les restaurants acceptent leurs derniers clients vers 21 h 30, mais on nous avait assuré que, même si nous avions un retard « raisonnable », étant donné que l’on arrivait de si loin, ils nous assigneraient des places. En fin de compte, il s’avéra que nous étions attablés à 21 h 10, soit dix minutes au-delà de l’heure prévue de notre arrivée.

Que dire de ce restaurant, sinon qu’il est excellent à tous égards ? Plats succulents, service à la française impeccable, maître d’hôtel, sommelier et serveur professionnels, courtois, avenants, serviables… Nous pourrions continuer ad infinitum à accumuler les épithètes ! Et contrairement à ce que disent beaucoup d’étrangers au sujet des Français, pas une once de suffisance ! Tout se déroula dans la simplicité et avec un naturel quasiment aristocratique que l’on ne trouve pas toujours dans la même catégorie de restaurant chez nous. Le menu de cet établissement est varié. On peut manger à la carte, mais les menus à prix fixe sont intéressants et offrent le meilleur rapport qualité – prix. Nous avions faim, mais pas assez pour oser affronter la formule hautement gastronomique, leur nec plus ultra, l’ « Excursion gourmande » ; à la place, nous optâmes pour un menu, somme toute, substantiel, gastronomique, lui aussi, mais moins intimidant pour les quantités, intitulé « Autour de l’hiver ». Avec les petits extras que l’on ne cessait de nous apporter, ce menu à 5 services finit par être assez pantagruélique et comporta (sans tenir compte des extras)…

  • Un amuse-bouche à base de pétoncles (si notre mémoire est bonne)

  • Du Foie de canard des Landes, confit au porto blanc, betterave à l’huile de noix (choix de James) ; Duo de noix de coquilles Saint-Jacques (pour cet amateur de fruits de mer qu’est Gaétan)

  • Le filet de caneton croisé, sauce au vin rouge de Chinon, cuisse confite laquée au miel et aux épices, mijotés de légumes d’hiver

  • La Salade de Sainte-Maure-de-Touraine chaud (un chèvre régional)

  • Des mignardises

On s’attendrait à ce qu’un tel repas coûte assez cher. Eh bien, vous seriez surpris (voire étonnés) de constater que ce menu gastronomique est proposé pour la modique somme de 50 € (soit 78 de nos dollars). Avec la bonne bouteille de vin que l’on nous conseilla, le tout s’éleva, en dollars canadiens, à seulement 170 $ (gros max) pour nous deux.

Si vous voulez effectuer une visite virtuelle de ce restaurant, cliquez ici : http://restaurant.charles-barrier.fr/

Une parenthèse amusante. Nous deux accents (celui de James étant un mélange de plusieurs tendances, selon certains, à dominante britannique, alors que celui de Gaétan fait Québécois « pure laine ») intriguaient tout le monde, employés et certains convives réunis. Parmi ces derniers, un couple de garçons, producteurs de vins biologiques locaux, ne se gênaient pas de se présenter devant nous pour nous souhaiter la bienvenue en France et surtout en Touraine, « jadis capitale du Royaume de France » - ils sont si fiers de leur histoire et de leur région, et pour cause ! – et le maître d’hôtel, charmant jeune homme un tantinet gêné, est sorti de sa réserve pour nous dire que les « Québécois étaient toujours les bienvenus à Tours ». C’est drôle, mais l’accent venant d’ailleurs devient une sorte de « Sésame-ouvre-toi », vous déverrouillant des portes qui, si vous aviez l’accent local, vous resteraient sans doute à jamais barrées. Tout au long de notre récit, vous verrez comment notre altérité nous a valu un traitement et un accueil de faveur (pour ne pas dire « royaux »).

Deuxième parenthèse, encore plus drôle. À la fin du repas, le sommelier nous a demandé (à la française, bien entendu ; ce qui suit est une paraphrase, car sa façon archi française de formuler la phrase nous est complètement sortie de l’esprit) si tout avait été à notre goût. James – mauvais garçon qu’il l’est, et qui adore faire le malin – a répondu : « Ce repas a tout simplement été écœurant ! »

La tête qu’il a faite !

Car, comme vous le savez, ce compliment québécois est une quasi-insulte en France. Nous avons éclaté de rire et lui a expliqué le sens de ce mot dans un contexte québécois. Apparemment, lui aussi aime faire le malin, et il est aussitôt allé dire au chef cuisiner ce que nous venions de dire. Le pauvre ! Ce dernier était apparemment dans tous ses états ! En tout cas, ce soir-là, tout ce beau monde-là a eu droit à un atelier sauvage de français tel que parlé en Nouvelle France.

À propos de l’accueil que l’on nous a réservé partout en Touraine… Ce sont des gens charmants. Et, dans le tramway de Tours, où les chiens (souvent, mais pas toujours, bien élevés) sont admis, nous avions constaté qu’assez peu de monde était branché sur son petit appareil électronique. Au contraire, les gens se parlaient, même entre générations. Les jeunes cédaient leurs places aux personnes plus âgées ; la politesse était toujours de mise. À plusieurs reprises, de parfaits inconnus nous adressaient la parole et, à plus d’une occasion, à cause de nos vrais vêtements d’hiver québécois et, sans doute, nos accents, nous prenant pour des visiteurs hors saison venus de loin, on nous affichait son plus beau sourire.

La visite commence

Le lendemain, James a fait réveiller un Gaétan un peu grognon bien avant l’aube. Chop-chop ! Nous n’avions que 48 heures sur place et il ne fallait pas en perdre une minute. Nous étions mardi et, à 10 heures, nous avions rendez-vous avec notre guide privée, Magali, devant l’Office de Tourisme, tout près de la gare. Mais avant, James, qui avait vécu et travaillé un été à Tours et qui, par la suite, était revenu plusieurs fois dans cette ville qui lui est si chère, voulait la montrer à son conjoint de 19 ans.

Bien que la population de Tours (aujourd’hui, selon l’équivalent français de Statistique Canada, 492 722 habitants) ait augmenté depuis une trentaine d’années, notamment grâce au TGV qui était à l’origine d’une vague d’arrivée de Parisiens tannés de l’exiguïté et la cherté de la capitale et qui vinrent s’installer dans les appartements (nous dirions « condominiums ») « bourgeois » des bons quartiers ; l’avènement du tramway en 2013 ; et un mini-boom dans le secteur de la construction, ce rond-point régional était resté tout de même fidèle à lui-même, ce qui fit que James a pu s’improviser guide pour faire voir à Gaétan les principaux points d’intérêt du centre-ville.

De plus, nous voulions avoir notre petit-déj français : grand crème et croissants. Nous avons donc quitté assez vite l’hôtel, habillés à la québécoise, c’est-à-dire avec nos couches successives de vêtements obligatoires pour affronter non seulement le froid sibérien, mais aussi un vent qui vous transperçait et qui ne cessait de se lever, et, munis de nos cellulaires et appareils photo, nous sommes partis marcher vers le pont Wilson qui divise le centre-ville plus ou moins en deux et, arrivés sur les rives de la Loire, nous avons été témoins d’un magnifique lever de soleil. Les photos ci-après en disent assez long.

Saviez-vous que le tramway de Tours… ?

  • A une longueur de ligne de 15 kilomètres

  • Compte 29 stations

  • A été mis en service le 31 août 2013

Et, avant de poursuivre notre histoire, quelques photos qui résument notre ballade :

Première rencontre avec notre guide, Magali

Fidèle au rendez-vous, Magali (dont nous avions les coordonnées au cas où) s’est pointée devant l’Office où nous l’attendions vers 10 heures, et, aussitôt, comme prévu, nous partîmes pour notre randonné pédestre de la ville. Professionnelle consommée qu’elle l’était, son discours demeurait quasiment ininterrompu, et ce, pendant les deux journées passées ensemble. Que dire de cette merveille, sinon que c’était non seulement un puits de science, mais une personne courtoise qui maîtrisait parfaitement son affaire ? En l’espace de deux ou trois heures, cette excellente ambassadrice de sa ville et de sa région nous avait livré un cours, un condensé ou, si vous préférez, une espèce de « Tours 101 » qui nous a laissés avec l’impression de savoir tout ce que saurait un étudiant bien informé de secondaire deux sur cette ville, son histoire et ses principaux monuments. L’avantage d’avoir son propre guide, c’est que cette personne peut s’adapter à votre rythme et à vos besoins. Autre avantage capital : contrairement aux groupes de plusieurs personnes, pas de trouble-fête qui prennent toute la place, qui monopolisent le guide, qui font attendre tout le monde et tout le reste ! Mais, au lieu de vous faire un cours à notre tour, voici en plusieurs images (assorties de nos commentaires) comment nous avons passé la journée en compagnie de Magali. D’ailleurs, en plus de nous faire visiter pleins d’endroits, nous avons pris le tramway et avons parcouru toute la ville, du centre jusqu’à ses deux extrémités, car, dans notre lettre de vœux, nous avions dit qu’éventuellement, nous aimerions peut-être acheter un petit pied-à-terre dans ce chef lieu tourangeau, admirablement situé, grâce au TGV, à mi-chemin entre Paris et Bordeaux, un éventuel point névralgique de futures offres de produits et services touristiques en Val de Loire et au-delà…

Ci-après : Notre randonnée racontée en images…

Honoré de Balzac, l’un des enfants du pays

La Cathédrale Saint-Gatien

  • À l’emplacement de la cathédrale actuelle, il y avait au 4e siècle un premier sanctuaire (beaucoup plus modeste) puis un deuxième deux siècles plus tard

  • Un troisième fut construit vers 1115 mais détruit par plusieurs incendies

  • Le chœur (du style gothique rayonnant) de la présente cathédrale date de 1236

  • Une fois le chœur et le transept terminés, la nef s’éleva au 14e siècle ; elle sera achevée après la Guerre de Cent ans, tout comme la façade (de style gothique flamboyant). C’est aussi à ce moment-là que la cathédrale est officiellement consacrée à Saint Gatien

  • Au 16e siècle, les tours iconiques reçoivent leur couronnement en style italien

  • Pendant les Guerres de Religion (deux décennies plus tard) de nombreuses statues des portails sont détruites par les Protestants

  • Durant la Révolution, Saint-Gatien devient temple de la Raison

  • Cette cathédrale possède une verrière (dans son chœur) et deux belles rosaces (de style rayonnant) dans les bras du transept

Source : https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Tours/Tours-Saint-Gatien.htm

Quelques précisions

  1. Quelle différence entre une église, une basilique et une cathédrale?

Église : un lieu de culte de la religion chrétienne. De ces trois termes, celui qui est en bas de la hiérarchie.

Cathédrale (ou Église cathédrale) : Là où siège l’Évêque responsable d’un diocèse, une région géographique et administrative qui dépend de cette cathédrale.

Basilique : Une « église remarquable » ayant obtenu le titre honorifique de « basilique » de la part du pape. Une église est « remarquable » …

  • Si s’y est déroulé un événement particulier ;

  • Que de nombreux fidèles y viennent en pèlerinage ;

  • Qu’elle contienne des reliques uniques ;

  • Pour sa valeur architecturale.

  1. Qu’est-ce que le chœur d’une cathédrale ?

C’est l’endroit où se trouve le maître-autel (l’autel principal d’une église).

  1. Que veulent dire les termes nef et transept ?

Nous pouvons y répondre en recopiant une définition simplifiée du terme transept.

Ce dernier est « la nef transversale d’une église catholique formant une croix avec la nef principale ». (Source : Le Dictionnaire français : http://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/transept/)

Ci-après : deux photos montrant la nef principale de Saint-Gatien…

  1. Styles roman, gothique, italien.

L’art roman : Thèmes chrétiens dans la nature, représentant Jésus, Marie, les apôtres et d’autres événements de la Bible.

L’art gothique : Les thèmes chrétiens sont toujours centraux, mais on y décèle une présence accrue d’animaux mythologiques, un réalisme plus important, des couleurs plus vives et davantage de chiar’-oscuro (clair-obscur).

En architecture :

Édifices romans : Cette architecture date de l’an 1000 à 1200. Le style roman est ainsi nommé car il dérive de l’architecture de la Rome antique. Quelques caractéristiques du style roman : arrondis arches de baril ; murs et piliers épais pour soutenir le poids des bâtiments en pierre et le poids des toitures ; petites fenêtres = intérieurs sombres : ni lumière, ni couleurs (ou très peu de celles-ci).

Édifices gothiques : L’Arc-boutant en est le trait distinctif. Ces structures de formes d’ailes à l’extérieur du bâtiment ont permis à ceux-ci d’être plus grands et, parce que les murs extérieurs ne supportaient plus le poids de l’édifice, on pouvait installer de très grandes fenêtres ainsi remplissant ces bâtisses de lumière et de couleurs.

Ci-après, sur cette photo, vous pouvez distinguer l’arc-boutant sous forme de trois ailes faisant le pont entre deux structures ayant l’air séparées.

Le style gothique « flamboyant » :

  • Nait dans les années 1350 et se développe jusqu’à la fin du 15e siècle ;

  • La structure des édifices reste la même, mais le décor devient exubérant, caractérisé par une grande virtuosité dans la stéréotomie (taille de la pierre)

En architecture, le style italien…

  • Début 15e au 17e siècle, né en Italie, importé en France et ailleurs ;

  • Procède d’une assimilation d’éléments historiques remontant aux Grecs et Romains, l’époque antique apparaissant aux érudits de la Renaissance comme étant l’apogée de tous les arts, mais, en ce qui a trait à l’architecture, les architectes de la Renaissance ne cherchent pas à imiter celle de l’époque classique, mais de la surpasser ;

  • Met en valeur les notions de symétrie, de proportion, de régularité et d’équilibre des motifs : finie l’irrégularité, les formes disparates et rarement préméditées des édifices médiévaux ;

  • Importance de colonnes (doriques, ioniques, corinthiennes), de dômes hémisphériques …

  1. Les guerres de religion furent une série de huit conflits (guerres civiles, de religion et opérations militaires) se déroulant durant la deuxième moitié du 16e siècle où se sont opposés catholiques et protestants.

  1. Qu’est-ce qu’une rosace ?

Une image vaut mille mots. Sur les photos ci-après, ce sont les fenêtres rondes.

Les photos que vous venez de voir sont celles de James. Ce qui suit, c’est notre après-midi passé en compagnie de notre guide, photographié, cette fois-ci, par Gaétan. Nous préférons vous les présenter telles quelles avec, de temps à autre, de brefs commentaires afin de vous situer.

Mais avant, un peu d’histoire

  • En 1420, la France n’existe plus : le roi (fou) Charles VI et son épouse, Isabeau de Bavière déshéritent leur fils Charles au profit du roi d’Angleterre.

  • En 1424, les Anglais mettent le siège devant Orléans, mais cette ville ne tombera pas grâce à une paysanne peu (ou pas) instruite, Jeanne d’Arc, âgée de 18 ans.

  • Elle est née en 1412. À l’âge de 13 ans, elle vit une triple apparition : celle de Saint Michel, de Sainte Marguerite et de Sainte Catherine. Ils lui ordonnent de conduire le jeune dauphin à Reims pour le faire sacrer et de mettre les Anglais en dehors de la France et, en ce faisant, d’inverser le cours de la Guerre de Cent ans.

  • C’est probablement au début du mois d’avril en 1429 qu’elle passe par Tours, où elle se fait fabriquer une nouvelle armure. La plaque commémorative (photo ci-dessus) raconte brièvement cet épisode.

  • Elle sera éventuellement capturée et jugée à Compiègne où, au terme d’un procès pour hérésie, elle est condamnée à être brûlée vive. Elle meurt à l’âge de 19 ans.

  • Ce procès est entaché de nombreuses irrégularités. En 1455, un procès en révision est ordonné par le pape Calixte III. En 1456, un deuxième procès voit sa révision. L’innocence de Jeanne est rétablie et elle est complètement réhabilitée.

  • Elle est béatifiée en 1909 et canonisée en 1920. En 1922, elle devient l’une des deux saintes patronnes de la France suite à la publication de la lettre apostolique Beata Maria Virgo in caelum assumpta in gallicae.

  • Sa fête nationale (le deuxième dimanche de mai) est instituée par la loi en 1922.

La Place Plumereau, iconique à Tours. L’autre moitié juste après l’encadré.

La Place Plumereau

  • Est au centre du quartier Saint-Martin et fut agrandie en 1895, ce qui nécessita la destruction de plusieurs habitations

  • Elle compte plusieurs maisons à colombages datant du 15e siècle inscrites aux monuments historiques

Piétonne depuis 1985, cette place (avec ses rues alentour) couramment nommées « Place Plume », abrite, de nos jours, de nombreux restaurants et bars accueillant, surtout le soir, Tourangeaux (notamment des étudiants) et, bien entendu, de nombreux touristes l’été

Ci-après, la Basilique Saint-Martin :

La Basilique (actuelle) de Saint-Martin de Tours

  • Abrite le tombeau de Martin de Tours

  • Fut construite entre 1886 et 1902 dans le style néo-byzantin par l’architecte Victor Laloux (auteur de la gare de Tours)

La photo de ce tableau (dépeignant la légende de ce vénérable saint) fut prise dans la Cathédrale Saint-Gatien.

Saint Martin (Martin le Miséricordieux ou Saint-Martin des Champs) est né en 316 dans la province romaine de Pannonie (actuelle Hongrie) et mort à Candes (Gaule) en 397. Avec Grégoire de Tours, il est parmi les plus célèbres évêques de Tours.

Sa légende : Connue grâce à la Vita sancti Martini (écrite entre 396 -97 par Sulpice-Sévère) il aurait partagé son manteau (qu’il avait coupé en deux) avec un pauvre transi de froid.

Saint-Martin est également le saint patron de Buenos Aires en Argentine.

Ci-après, la Tour Charlemagne où nous avons eu l’honneur de gravir les 284 marches pour profiter d’une vue panoramique de la ville. (Un privilège auquel le commun des mortels n’a pas droit. Nous avons eu l’autorisation de la mairie pour y accéder, le tout grâce aux efforts de l’Office de Tourisme.)

La Tour Charlemagne

  • Est un vestige d’une ancienne basilique dédiée à Saint Martin de Tours

  • Est classée monument historique depuis le 13 septembre 1958

  • Son nom viendrait de Luitgarde d’Alémanie, quatrième épouse de Charlemagne, qui mourut le 4 juin 800 lors du séjour de l’empereur à Tours

  • Celle-ci serait enterrée à proximité, mais on n’a jamais retrouvé son tombeau

  • Les dimensions au sol de cette tour sont d’environ 25 x 15 mètres

  • Sa plateforme sommitale culmine à 48 mètres

De style roman pour ses deux étages inférieurs ; de style gothique pour son dernier étage

Les Halles de Tours. Avant de se dire au revoir pour la journée, et sachant qu’elle avait peut-être affaire à de futurs Tourangeaux, Magali nous a emmenés voir les Halles. En termes québécois, comparable à un énorme Marché Jean-Talon ou Atwater. On y trouve de tout, entre autres…

  • Des boucheries haut-de-gamme

  • Des caves à vins

  • Des chocolateries

  • Des épiceries (au sens français, c’est-à-dire, des dépanneurs bien stockés)

  • Un palais des épices (rappelant celui du Marché Jean-Talon à Montréal ou La Route des Indes à Québec)

  • Des fromageries

  • Un hôtel, des bars, brasseries, cafés et des pâtisseries

  • Des poissonneries

  • Un kiosque à journaux

  • Des restaurants

  • Des services : gym, agence immobilière, pharmacie

  • Une boutique de vente de radios (et peut-être de réparation de celles-ci)

  • Un service de comptables

  • Une boutique de vêtements pour femme

  • Un courtier d’assurances

  • Un pressing (nettoyeur à sec) éco-responsable

  • Une boutique pour femmes mariées (et leurs hommes ?)

  • Des traiteurs

  • Deux volaillers – Rôtisseries (dont l’un des deux vend du gibier)

Malheureusement, nos photos sont horribles ! Nous devions être fatigués. Alors, pour en savoir plus, nous vous dirigeons sur la page d’accueil des Halles de la ville de Tours : http://leshallesdetours.fr/

Et, non loin de là, une petite surprise : l’une des radios locales, France bleu. Si cela vous tente d’entendre à quoi ressemble l’accent tourangeau (réputé comme étant le plus pur, le plus authentique des accents français) cliquez sur le lien que voici et suivez les indications : www.francebleu.fr/touraine

Une fois sur le site, pour entendre la radio locale, cliquez sur « Le Direct » en haut à droit sur la page d’accueil.

Vers 17 h 30 – 18 h 00, Magali nous a raccompagnés en tramway et nous a laissés tout près de notre hôtel. Rendez-vous le lendemain au Château Belmont, cette fois-ci, accompagnée de notre conductrice afin de sortir des murs de la ville pour visiter un peu les alentours.

À l’hôtel, avant de reprendre le tramway pour nous rendre au centre-ville passer la soirée, d’abord dans deux bars-bistrots Place Plumereau, tout près de l’excellent restaurant (l’Atelier Gourmand) où nous avions réservé une table (depuis Montréal)… À l’hôtel, parce que nous avions si froid, nous avons pris de très longues douches chaudes avant de remettre nos couches successives de vêtements en vue de notre soirée.

Pour en savoir davantage sur ce restaurant excellent où James a, une deuxième soirée de suite, commandé du foie gras (foie gras canard maison) suivi du Wok de Gambas et Légumes au Padthaï et où Gaétan (qui partagea le foie gras de James sous prétexte d’épargner la ligne de son conjoint !) mangea une daube exquise, cliquez ici :

http://www.lateliergourmand.fr/l27atelier-gourmand-accueil.htm

Ici finit la première journée de notre périple en Touraine.

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