Le tourisme médical: on ne peux plus l’ignorer!

May 29, 2016

 

 

Les pays où la médecine est bon marché ne cessent d’attirer de nouveaux patients. Mais se faire soigner à l’étranger n’est pas sans risque. Malgré tout ce type de tourisme est en pleine expansion alors prenons le temps de nous y intéresser de plus près: Quelles sont les motivations des touristes ? Dans quels pays vont-ils? Est ce une opportunité d’affaires pous vous ? 

 

Chaque année, des millions de touristes traversent le globe pour profiter de soins à prix cassés, notamment en Asie et en Amérique du Sud.

 

Mexique

Etat voisin des Etats-Unis, il attire de nombreux patients transfrontaliers. Les Américains profitent de cette proximité pour aller chez le dentiste ou subir une opération de chirurgie bariatrique. Au total, le pays reçoit 200’000 à 1,1 million de touristes médicaux par an.

 

Brésil

Ce pays reçoit 180’000 touristes médicaux par an. La plupart viennent pour la chirurgie esthétique, notamment à la clinique Ivo Pitanguy de Rio de Janeiro, l’un des centres les plus réputés du pays.

Hongrie

Les Allemands, les Autrichiens et les Suisses ont fait de cet état l’une des principales destinations pour les soins dentaires. Une ville au nord-ouest du pays, Gyor, a plus de 150 cliniques dentaires destinées aux étrangers. Rien que dans le domaine dentaire, lepays attire 60 000 à 70 000 patients par an.

 

Inde

Le sous-continent représente la destination médicale la moins chère : le coût des procédures y est de 60 à 90% moins élevé que dans le mode développé. Les opérations orthopédiques et cardiaques sont prisées, notamment celles effectuées par de prestigieux hôpitaux Wockhardt. Le pays attire 350 000 à 85 000 personnes par an

 

Thaîlande

Pionnier du tourisme médical, ce pays accueille entre 1,3 et 1,8 million de malades par an. Un seul hôpital,Bumrungrad International, reçoit 400 000 patients étrangers par an en provenance de 120 pays. La chirurgie esthétique et la chirurgie de réattribution sexuelle (changement de sexe) sont également très prisées.

Turquie

Cet Etat situé aux portes de l’Europe s’est spécialisé dans les opérations des yeux au laser. Les centres Dunya Goz, basés à Istanbul, sont parmi les plus réputés. En 2013, la Turquie a acceuilli 110 000 touristes médicaux

 

Malaisie

Destination très bon marché, ce pays asiatique accueille 670 000 patients étrangers par an. La plupart sont séduits par les packages « Well-man » qui permettent de se faire examiner la vision, les dents et l’audition, ainsi que d’obtenir une IRM ou un PET Scan pour 1 500$

Singapour

Les cliniques et hôpitaux de ce micro-Etat sont parmi les meilleurs au monde, notamment en oncologie. A l’image du Johns Hopkins International Medical Centre. Cela séduit 400 000 à 610 000 patient par an.

Mais qu’est-ce qui pousse les gens à partir se faire soigner à l’étranger? Le prix reste le principal argument. Les économies peuvent atteindre 70 à 90%.

Un pontage de l’artère coronaire coûte 88’000 dollars aux Etats-Unis, mais seulement 14’400 en Inde, selon les chiffres de Patients Beyond Borders. Une fécondation in vitro (FIV) se facture 15’000 dollars aux Etats-Unis mais 1’150 en Ukraine.

Certains patients – notamment ceux qui sont plus âgés ou qui souffrent d’une maladie chronique – décident carrément de déménager dans un pays où les soins sont moins chers.

Mais le tourisme médical n’est pas qu’une histoire de sous. «Le vieillissement de la population et la multiplication des maladies graves ou chroniques dans un système de santé surchargé ont donné un coup d’accélérateur au phénomène», souligne Josef Woodman. En Grande-Bretagne et au Canada, les listes d’attente peuvent atteindre plusieurs mois, voire des années pour certaines interventions.

Reste que le tourisme médical n’est pas sans danger.

Une étude de l’Université de Californie portant sur 33 patients ayant subi une greffe de rein à l’étranger a constaté un taux de rejet et d’infection supérieur à la moyenne. En Grande-Bretagne, un sondage auprès des membres de l’Association des chirurgiens esthétiques a montré que 37% d’entre eux avaient traité des patients avec des complications suite à une opération réalisée à l’étranger. «J’ai vu de véritables boucheries dans certains des cabinets dentaires situés sur la frontière mexicaine ou en Hongrie», raconte Josef Woodman. Le simple fait de se déplacer implique des risques. Certains pays tropicaux ou du tiers monde comportent des virus et bactéries qui sont absents – ou moins fréquents – dans les pays développés, comme la tuberculose, la malaria ou la dengue.

Prendre l’avion peu de temps après une opération favorise en outre les thromboses et les embolies pulmonaires.

La gestion post-opératoire laisse aussi souvent à désirer. «Le patient n’a pas souvent droit à des consultations de suivi», relève Jonathan Edelheit. La durée moyenne du séjour hospitalier excède rarement les quelques jours. En cas de complication ou d’erreur médicale, les possibilités pour obtenir réparation sont ténues. «Le patient se retrouve souvent seul: la clinique qui l’a traité se décharge de son cas et son médecin habituel ne veut pas entendre parler des complications survenues à l’étranger», détaille Keith Pollard, l’éditeur du site Treatment Abroad et du magazine International Medical Travel Journal.

L’arrivée de ces visiteurs occidentaux n’est pas non plus sans impact sur les locaux. «On a vu apparaître du trafic de tissus humains en Chine, aux Philippines ou en Colombie, relève Jonathan Edelheit. S’il n’est jamais légal d’acheter un organe, certains pays autorisent les dons de la part de simples ‘amis’.» Cela favorise les abus.

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